Région > Plan Bussereau : les viticulteurs circonspects, les arboriculteurs satisfaits
Les viticulteurs, d’accord dans l’ensemble sur les mesures structurelles qu’ils ont contribué à élaborer (réécriture des décrets Inao, légalisation des copeaux et de la désalcoolisation), sont plus réservés sur les mesures conjoncturelles. « On attendait plus, regrette Patrice Poupelin, président de l’Union syndicale des viticulteurs de l’Hérault. Il fallait demander de 8 à 10 Mhl pour la distillation, à des prix attractifs pour avoir un effet sur le marché. » Seuls 4 Mlh sont demandés à Bruxelles (2 en AOC et 2 en vins de pays et de table). Pour Denis Verdier, président de la Fédération des caves coopératives, « plusieurs de nos idées comme la restructuration des entreprises, ou le soutien à l’export (12 M€ annoncés, ndlr) sont reprises. Nous attendons un budget et un calendrier pour passer de la parole aux actes. Je regrette que la création d’un concept plus souple que les AOC, pour séduire les consommateurs, n’ait pas été retenue. »Christian Pauleau, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits, positive : « Bien sûr, nos besoins sont beaucoup plus importants pour faire face à la crise, mais c’est déjà un premier pas important. C’est un plan global, avec de grandes avancées par rapport à celui d’octobre, surtout axé sur la cessation d’activité. Nous allons participer à sa mise en place, en espérant qu’il crée une dynamique au niveau des producteurs. Parmi les mesures qui nous satisfont particulièrement, figure l’augmentation de la participation de l’État sur l’assurance récolte. »










