Fil infos

| | 26/07/2005

Région > Les responsables viticoles, déçus de la rencontre avec l'État du 20 juillet, ne veulent plus “monter” à Paris

La déception est unanime chez les responsables languedociens, - MM. Verdier, Gravegeal, Moreno, Salies, de Volontat, Boudon, Lucas et Azaïs - qui ont rencontré le ministre à Paris mercredi.Denis Verdier, président des caves coopératives (CCVF) : « J’avais demandé un Grenelle de la viticulture, on en est loin ! Le ministre a reconnu la carence de l’État pour les aides à la trésorerie : seulement 4,2 M€ ont été distribués sur 17 M€. Il reprend notre proposition de prix minimum mais réfléchit à son eurocompatibilité pour peut-être le mettre en place en septembre ! Face à la gravité de la situation, la profession doit rester unie. »Nicolas Boudon, responsable de la commission vin du CNJA et président de la cave gardoise de Calvisson : « Nous avons fait 20 propositions depuis un an, dont certaines ne coûtent rien à l’État, pour fixer les règles du jeu avant la campagne ! Mais avec le ministre et ses conseillers, on ne parle pas le même langage. À chaque fois, on nous dit qu’on va examiner les choses et demander à l’Europe. Il y a des mesures que l’État français peut prendre sans en référer à Bruxelles : les aides à la trésorerie, les allègements de charges, la suppression de l’impôt foncier. C’est à se demander s’ils ne protègent pas Bordeaux ! Aujourd’hui dans la viticulture, c’est le calme avant la tempête… » conclut Nicolas Boudon.*200 maires de l’Hérault et 100 de l’Aude ont envoyé une pétition au ministre pour demander de prendre des mesures d’urgence avant la vendange.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie