Réforme du dispositif Pinel : les villes moyennes trinquent
70 communes d'Occitanie, actuellement classées en zone B2 en matière d'investissement locatif, vont être rayées de la carte du dispositif Pinel, qui permet une réduction d'impôt suite à une acquisition immobilière opérée sur le marché locatif neuf. « Cette décision devrait permettre à l'État d'économiser autour de 700 M€, mais le privera aussi de 1,5 Md€ de rentrées fiscales par an », avance nos confrères Challenges, qui publient le 6/10 en exclusivité la liste des 900 communes françaises concernées. 5 des 13 départements d'Occitanie sont concernés : l'Aude (9 communes), le Gard (11), l'Hérault (12), les Pyrénées-Orientales (P.-O.), qui concentrent plus de la moitié des communes régionales rayées du dispositif (37), et, dans une moindre mesure, le Tarn-et-Garonne, où seule Montauban est concernée. Le marché de l'investissement locatif va donc subir un coup de frein à (communes les plus importantes) Narbonne ou Port-la-Nouvelle dans l'Aude, Alès, Saint-Gilles ou Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, Cabestany, Saint-Estève, Collioure ou Toulouges dans les P.-O., Béziers, Villeneuve-les-Béziers ou Boujan-sur-Libron dans l'Hérault. Dans le Biterrois, le besoin annuel en produits de défiscalisation est évalué à environ 450 appartements. L'investissement locatif représente 60 à 70 % des précommercialisations. Des commercialisations seront bloquées, les propriétaires occupants n'étant que les derniers acquéreurs des programmes, redoutent les professionnels. « Le délai de relocation est de 20 jours à Béziers, un taux plus rapide qu’à Montpellier. C'est incohérent que l'on soit mis au rebut alors que le marché biterrois se comporte bien au niveau du marché locatif, et a procédé lui-même à une auto-régulation après les dérives du dispositif Scellier (ancêtre du Pinel, NDLR) », tempête Stéphan Leblond, dirigeant de CL Conseils Immobilier (gestionnaire et syndic). 900 emplois seraient menacés dans le bâtiment dans le Biterrois.










