Pyrénées-Orientales
Finances
Pyrénées Roussillon Investissement va augmenter son capital

La société de capital risque des P.-O., la SA Pyrénées Roussillon Investissement, a été présentée ce 8 juillet lors d’un petit dej « Start’UPE66 ». Une présentation qui a mobilisé nombre d’acteurs locaux et de dirigeants d’entreprise qui ont appris la future augmentation de capital de l’entité financière. « Le capital de PRI va passer dans les prochains jours de 410 000 à 616 000 €, annonce Laurent Gauze, le président. PRI intervient de 5 à 25 % maximum au capital des sociétés, pour une sortie négociée après 5 à 7 ans. Nous traitons 2 à 3 dossiers par an avec une moyenne d’intervention de 20 à 40 000 €. Mais, selon l’intérêt du dossier, nous souhaitons atteindre les 60 à 80 000€ ». Il confirme que « le taux d’intérêt de sortie se négocie en amont avec le dirigeant de l’entreprise. Le remboursement du capital d’intervention se fait sur 10 à 12 mois. » Les fonds de PRI proviennent de la CCI des P.-O., actionnaire de référence, et d’actionnaires publics et privés (cf encadré). « Nous sommes ouverts à l’entrée d’autres acteurs dans le fonds, des entreprises, ou pourquoi pas l’agence de développement économique, car 1 € dans PRI c’est 1 € qui va dans les entreprises locales » déclare le président.
30 entreprises accompagnées
Cet outil de financement du développement de l’entreprise a accompagné, depuis sa création en 1991, plus d’une trentaine d’entreprises représentant un montant d’intervention de 1,34 M€. « L’objectif de PRI est de favoriser la levée de fonds complémentaires notamment auprès de Soridec ou du réseau bancaire. » Actuellement, PRI accompagne 5 entreprises, alors que 5 viennent d’en sortir. « L’intervention de PRI demande au dirigeant d’entreprise d’ouvrir son capital et d’avoir un associé », note-t-il. Parmi elles, Solia, qui est aujourd’hui cotée sur le second marché boursier, ou encore Coldway, qui a réussi une levée de fonds de 9 M€ fin 2013. Lors de cette présentation de l’outil financier, Jean-François Puig, le dirigeant d’Echa’S (échafaudages, Saleilles), a expliqué que « grâce au fond PRI, j’ai gagné 5 ans sur mon développement. J’ai bénéficié à la fois de l’effet de levier puisque la banque a suivi, mais aussi d’un apport technique salutaire. » Autre témoin, Antoine Gasquez, à la tête des Editions Célestina, qui publie l’hebdomadaire local La Semaine du Roussillon : « L’entreprise s’est retrouvée dans une situation de sous-capitalisation et avait des projets de développement sur internet. L’arrivée de PRI en 2010 nous a permis de mettre à plat notre situation et surtout de retrouver l’équilibre, en à peine 3 ans. » Même si la société de capital risque locale n’est fermée à aucun secteur d’activité, « nous sommes vigilants sur notre entrée dans le capital de société. Nous nous appuyons sur un comité des risques composé de la Banque de France, la Trésorerie générale, BPIFrance, des actionnaires de PRI. C’est le conseil d’administration de PRI qui prend la décision finale. Enfin, pour chaque entreprise accompagnée, un parrain est nommé », précise Laurent Gauze.










