PSE de 900 postes chez Akka : un rassemblement pour mettre la pression
C'est à l'appel de l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et Unsa qu'environ 150 personnes - dont plus de 90 salariés - se sont rassemblées le 21 janvier devant le site de Blagnac du groupe d'ingénierie Akka, afin de dénoncer le projet de PSE visant 900 postes, dont environ 800 dans la métropole toulousaine. Une démonstration de force qui intervient une quinzaine de jours après la publication par les organisations syndicales d'une lettre ouverte à la direction. Un courrier qui dénonçait le fait que les réunions relatives à la mise en place de l'APLD (activité partielle de longue durée) aient été selon elles « conduites de manière déloyale et arrêtées unilatéralement par la direction le 3 décembre 2020 », au profit d'un projet de PSE. Une « mascarade de négociation » dénoncée par Franck Laborderie, secrétaire général CGT Akka. Interrogé par La Lettre M en marge du rassemblement, le responsable syndical précise que, « malgré nos demandes répétées, la direction ne veut pas de négociation autour de quelque dispositif que ce soit hors du cadre du PSE ». Et d'ajouter : « Si un plan de départs volontaires est décidé, ce sera donc à l'intérieur du PSE. Nous souhaitons au contraire qu'un tel plan puisse couvrir l'ensemble de l'effectif. Car il peut y avoir des volontaires qui ne sont à ce jour pas concernés par le PSE. Pourquoi ne pas élargir le spectre ? Nous voulons en discuter autour d'une table. Mais la direction n'en démord pas. Son projet est de boucler le PSE en juin-juillet. Son planning est totalement figé. »
Nouvelle action prévue mi-février
L'intersyndicale a néanmoins fait le choix de maintenir sa participation aux négociations. Tandis que la direction assure qu'elle met tout en œuvre pour « sauvegarder un maximum d’emplois », les syndicats, qui doivent être reçus à la Région le 29 janvier, n'excluent pas d'organiser d'autres actions mi-février.
En déplacement, Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie chargée du développement économique, apporte via Twitter son soutien aux salariés : « La relance économique exige compétences et savoir-faire. Elles existent chez Akka et tout doit être mis en œuvre pour éviter de nombreux licenciements. » Quant au maire de Blagnac, Joseph Carles, il estime sur sa page Facebook que la décision de la direction d'Akka de supprimer des postes « repose sur une stratégie de court terme qui va compliquer la dynamique de reprise. En effet, la reconstitution de l’expertise et des savoir-faire détenus aujourd’hui par cette société prendra du temps et pourrait faire l’objet d’une délocalisation. »










