Akka : les syndicats dénoncent « une mascarade de négociation »
Nouveau rebondissement dans le dossier Akka. Alors que la direction du groupe d'ingénierie lance un PSE portant sur « la suppression d'environ 900 postes, principalement dans la région Occitanie », l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et Unsa) monte au créneau au travers d'une lettre ouverte adressée le 6 janvier à Bruno Da Sola, DRH d'Akka France. Dans ce courrier, les syndicats dénoncent le fait que les réunions relatives à la mise en place de l'APLD (activité partielle de longue durée) aient été selon eux « conduites de manière déloyale et arrêtées unilatéralement par la direction le 3 décembre 2020 ». Interrogé par La Lettre M, Franck Laborderie, secrétaire général CGT Akka, estime en effet que « tout cela n'a été qu'une mascarade de négociation ». Et d'ajouter : « En réalité, nous pensons que le PSE est le seul objectif de la direction depuis toujours. Les trois réunions APLD qui ont été organisées n'ont été qu'un long monologue. Rien de concret n'a été présenté. La direction a finalement estimé que trois réunions, c'était suffisant, puis a stoppé les discussions. » De son côté, Akka précise désormais mettre tout en œuvre pour « sauvegarder un maximum d’emplois », indiquant notamment travailler sur « un certain nombre de projets innovants (...) qui pourraient permettre de sauvegarder une centaine d’emplois supplémentaires s’ils venaient à aboutir. »
Un rassemblement prévu le 21 janvier
Alors que, de source syndicale, le PSE doit être clôturé en juillet prochain, une réunion portant sur un accord de méthode est programmée au 12 janvier. Dans la foulée, l'intersyndicale, qui se dit dans l'attente d'une réponse écrite à son courrier, organise le 21 janvier un vaste rassemblement devant le site de Blagnac. Une implantation qui rassemble près de 2 500 salariés, travaillant à 90 % pour le secteur aéronautique, et qui pourrait être concernée par 800 suppressions de postes. « Nous souhaitons démontrer, avec la présence de représentants des pouvoirs publics, que nous sommes dans le dialogue », précise Franck Laborderie.










