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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 4/01/2021

Akka : 900 suppressions de postes prévues, des projets « innovants » pour réduire la casse

Comme l'annonçait La Lettre M dès le 15 décembre dernier, la direction du groupe d'ingénierie Akka confirme avoir lancé une procédure d'information-consultation des instances représentatives en France « qui devrait déboucher sur la mise en œuvre d’un plan de restructuration adapté à la charge actuelle de la société, dans un secteur aéronautique où la reprise ne se matérialise pas ». Comme nous l'annoncions, les discussions portent « sur la suppression d'environ 900 postes, principalement dans la région Occitanie », indique Akka. De source syndicale, 800 postes concerneraient en effet directement le site de Blagnac, qui rassemble près de 2 500 salariés, travaillant à 90 % pour le secteur aéronautique. Cette annonce intervient alors que syndicats et direction menaient depuis plusieurs semaines des négociations relatives à l'accord APLD (activité partielle de longue durée). La direction nous indiquait fin 2020 que le choix de s'orienter vers un PSE faisait suite à « l'impossibilité d'obtenir l'unanimité » de la part des organisations syndicales sur ce dossier APLD.

« Sauvegarder une centaine d'emplois supplémentaires »
Akka précise désormais mettre tout en œuvre pour « trouver des solutions à la sévérité de la crise actuelle » et « sauvegarder un maximum d’emplois. » Dans ce cadre, un plan de formation dans le domaine du numérique, lancé en septembre dernier, a déjà permis de former 450 personnes en France « et de pérenniser ainsi autant d’emplois », précise la direction. Le groupe indique également travailler sur « un certain nombre de projets innovants, actuellement en phase de définition, qui pourraient permettre de sauvegarder une centaine d’emplois supplémentaires s’ils venaient à aboutir. »

Une activité en berne
Au troisième trimestre 2020, Akka a enregistré un CA de 351 M€, en baisse globale de 20,4 %. Mais c'est bel et bien l'aéronautique civil qui plombe ses résultats : sans ce secteur en crise, le groupe – également positionné dans l'automobile, le ferroviaire, les sciences de la vie et les télécommunications - aurait affiché une croissance trimestrielle de 9,3 %. Mais l'aéronautique a accusé une baisse de 38 % par rapport à la même période de 2019.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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