Promotion immobilière : reprise dans les agglomérations mais pénurie en vue
Les chiffres du T1 2016 de l’Observatoire du logement de la fédération des promoteurs immobilier font état « d’un redémarrage de 80 % des agglomérations en ex LR, tirées par la locomotive montpelliéraine » déclare Xavier Bringer, président de la FPI LR lors de la présentation des tendances du marché ce 24/5. Perpignan Méditerranée Métropole enregistre +67 % de ventes nettes, +36% dans le Gard ou encore +167 % à Béziers. Il pointe toutefois la belle progression de la Ville de Toulouse sur la période (+27%), « qui n’est pas due à une perte d’activité sur Montpellier mais à un manque d’offre. Si on avait plus d’offre on vendrait plus sur Montpellier ! », dénonce-t-il mentionnant aussi « un arrêt sur Nîmes et l’absence d’offre à Sète alors que c’est un point central de la réussite de la grande Région avec le port. Les axes Montpellier/Nîmes et Montpellier/Sète sont des priorités.»
Vers une pénurie de l’offre
Entre le T1 2016 et T1 2015, les réservations nettes sur Montpellier décrochent de -7% (soit 795 réservations contre 852), « mais les volumes restent bons.» Rémy de Lecubarri, pdg de Corim et trésorier de la FPI, considère que cette baisse est un « trompe l’œil. Ce n’est pas notre ressenti. Sur le terrain, il y a un vrai engouement, Montpellier reste attractive pour les investisseurs par rapport à d’autres Métropoles grâce notamment à la qualité architecturale des produits proposés. » Cette baisse logique après l’élan de 2015, marque surtout pour Xavier Bringer, « la difficulté à sortir des autorisations de construire alors que la dynamique reste bonne. Il faudrait au moins 30% de produits en plus, soit 4.000 logements au total sur la Métropole. » Il craint déjà « une pénurie de l’offre. On arrive à l’épuisement des programmes en stock. Même si les communes de la Métropole sont des relais de croissance, on manque de programme dans le diffus. » D’après son analyse, « sauf une vraie réaction pour accélérer quelques autorisations à construire, les ventes nettes pourraient reculer de 20 % en 2016. » Les solutions : « plus de liberté » et « sortir de l’esprit programmatique » devrait selon lui, « servir la dynamique du marché. Même si nous travaillons beaucoup avec les collectivités, nous n’avons pas la formule idéale pour accompagner un marché en dent de scie. »
Les résidences principales tirent le marché
Cette dynamique du marché de l’immobilier se confirme sur la vente de résidences principales ou vente à occupants - qui avait déjà enregistrée des records en 2015 - grâce au PTZ (prêt à taux zéro), aux taux d’intérêt bas et à la stabilisation des prix (-3,4 % en LR, -1% Ville de Montpellier). La vente à occupants augmente de 4 % sur la Métropole de Montpellier, 7% à Montpellier et jusqu’à 200% à Béziers et 75% à Perpignan. En ex LR, si les ventes à occupants augmentent de 21%, elles reculent de 13% pour les investisseurs, alors qu’en volume les ventes se répartissent équitablement entre les deux profils d’acquéreurs. Des données, qui conduisent le président de la FPI à rebondir sur la récente étude de la fiscalité liée au logement en Europe. « En France, elle représente 27% du prix, c’est trois fois moins en Allemagne, et deux fois moins en Espagne, indique Xavier Bringer. On demande à l’État une réforme des taxations plus favorables à la construction en Ville.»










