Fil infos

Hérault
|
Immobilier
| 26/09/2014

Prix maîtrisé : le mot d’ordre lors du salon d’automne de l’Immobilier

Le salon d’automne de l’immobilier a été inauguré ce vendredi au Parc Expos (ouvert jusqu’à dimanche), dans un contexte marqué par un niveau de ventes toujours au ralenti, et un fort recentrage des opérations sur l’agglomération montpelliéraine. La FPI L.-R. table sur 3 500 ventes cette année, soit moitié moins que les besoins estimés.
Produire à des prix maîtrisés : le nouvel exécutif montpelliérain a martelé sa ligne de conduite devant un parterre de promoteurs immobiliers. « Les taux sont bas, mais les ventes continuent de stagner, observe Max Lévita, président de la Serm. 1 200 logements en Zac sont mis chaque année sur le marché, auxquels s’ajoutent 400 logements sur les Zac des autres communes de l’agglomération. Nous sommes attachés à une maîtrise des prix de sortie. Il faut une plus grande adéquation entre les prix et les capacités contributives des ménages. » Processus de conception, exigence de qualité architecturale et conditions d’accession sont étudiés avec les promoteurs. « Nous sommes entrés dans l’ère du faire mieux avec moins », a déclaré Max Lévita.

Lutte contre les dents creuses

« L’objectif est de maintenir la production de logements, en baissant les coûts de sortie, qui sont aujourd’hui trop élevés, renchérit Stéphanie Jannin, 1ère adjointe de la Ville de Montpellier en charge de l’urbanisme et de l’aménagement. Des mesures ont été prises dès cet été au niveau de la Ville et de l’Agglomération de Montpellier. Du côté de la mixité typologique par exemple, on a modifié les seuils anormalement modifiés en 2013 avec résultats néfastes. Il faut un production plus juste de logements sociaux au sein des opérations. » L’élue évoque une innovation typologique, pour prendre davantage en compte les besoins nouveaux des habitants : « évolutivité des logements, pièces partagées... Il y a beaucoup à faire là-dessus. »
Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de l’agglomération de Montpellier (DVG), insiste sur les difficultés liées au renouvellement urbain. « Sur les dents creuses, s’il n’y a pas avantage à intervenir, les promoteurs n’interviennent pas, et ça laisse des friches. Du coup, nous avons changé la donne pour les promoteurs. Ils devront dédier 30 % de logements sociaux en secteur diffus pour toute opération d’une surface de plancher supérieure à 1 200 m2, au lieu de 850 m2 précédemment. »

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie