Presse écrite : La Marseillaise pourrait licencier le quart de ses effectifs
La SA Seilpca, société éditrice de La Marseillaise, se déclare ce vendredi en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Marseille, avec demande de placement en redressement judiciaire. Le titre accusera en 2014 une perte comprise entre 1 et 1,5 M€. Selon nos informations, les pertes cumulées atteindraint 3 M€. La direction envisagerait la suppression de près d'un quart des effectifs. « La crise économique, doublée d’une crise de la presse et d’une chute brutale de la communication institutionnelle, de la publicité et des annonces légales, nous contraint à cette démarche pour préserver la continuité de notre titre », explique Jean-Louis Bousquet, PDG, dans un éditorial publié ce vendredi. Avant de diriger La Marseillaise, Jean-Louis Bousquet a été secrétaire départemental du Parti communiste de l'Hérault.
Créée dans la clandestinité
Engagée à gauche, La Marseillaise a été créée il y a 71 ans. Diffusé dans six départements du Sud, le titre, qui a été longtemps l'organe officiel du Parti communiste, avant de prendre une relative autonomie, emploie 213 salariés, dont 75 sont titulaires de la carte de presse, et 25 salariés dans le Gard (Nîmes et Alès) et l'Hérault (L'Hérault du Jour à Montpellier, Béziers et Sète). « La Marseillaise continuera d’exister et restera le journal du Sud qui port les idéaux progressistes de transformation sociale. Nous avons la conviction que nous pouvons dominer cette épreuve, comme nous en avons dominé d’autres », poursuit Jean-Louis Bousquet. La Marseillaise ne publie pas ses chiffres de vente à l’OJD (office de justification de la diffusion). « La direction a cédé à une forme de précipitation, qui nous surprend, commente Jean-Marie Dinh, délégué SNJ-CGT du groupe, interrogé par l'AFP. Nous avons le sentiment qu’elle passe en force, au mépris du personnel. Elle ne nous a pas donné les informations que nous réclamons, notamment sur l’état du passif et de l’actif, et sur ses objectifs ».










