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| | 15/10/2008

Perpignan/Politique - Fraude à la chaussette : la deuxième adjointe mise en examen

Deux femmes, dont la 2e adjointe au maire de Perpignan, Mimi Tjoyas, ont été mises en examen mardi soir pour complicité de fraude électorale dans le cadre de l’enquête sur la « fraude à la chaussette » des dernières élections municipales à Perpignan (Pyrénées-Orientales), a indiqué mercredi matin à La Lettre M Dominique Alzeari, procureur adjoint de Perpignan. Ces deux personnes ont été libérées mardi soir et placées sous contrôle judiciaire. Une troisième, également entendue par le juge d’instruction, a été placée sous statut de témoin assisté. Ces trois femmes, qui faisaient partie du bureau de vote n°4 où l’affaire a éclaté, ont été entendues par les policiers sur commission rogatoire.La nièce de Georges GarciaLes faits qui leur sont reprochés concernent le déroulement du scrutin : nombre d’enveloppes, la composition du bureau, la différence entre le nombre de bulletins et les listes d’émargement, les procurations, les signatures et le dépouillement. Les deux personnes mises en examen sont Mimi Tjoyas, actuelle deuxième adjointe en charge de l’environnement et Angélique Garcia, nièce de Georges Garcia, le président du bureau de vote n°4 retrouvé le soir du deuxième tour avec des bulletins et des enveloppes dans sa veste et ses chaussette, et qui a été mis en examen en mars.Deux juges saisisAu total, cinq personnes ont été placées en garde à vue lundi et mardi dans le cadre de cette enquête. Les deux autres ont été relâchées lundi soir et mardi après-midi. Deux juges d’instruction ont été saisis. « C’est une affaire sensible et complexe, explique Dominique Alzeari. Une cosaisine garantit plus d’efficacité et de sérénité, dans le cadre d’une étude du dossier à la fois séparée et commune. »L’élection avait été remportée par le sénateur Jean-Paul Alduy (UMP), maire sortant, juste devant la liste PS/MoDem de Jacqueline Amiel-Donat (574 voix d’écart). Le candidat du FN, Louis Aliot, complétait la triangulaire. Mardi dernier, le tribunal administratif a annulé l’élection. Jean-Paul Alduy a annoncé dans la foulée son intention de faire appel du jugement auprès du Conseil d’État. Le recours est suspensif. Le Conseil d’État aurait six mois pour se prononcer.H.V.

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