Perpignan/Municipales – Alduy en position délicate face à l’union de la gauche et du MoDem
La gauche et le MoDem perpignanais ont attendu l’utlime limite pour déposer en préfecture, hier mardi 11 mars, à 17h57, une liste d’union « Nouvelle union avec la Gauche ». Menée par la candidate officielle du PS au 1er tour, Jacqueline Amiel-Donat, elle place le dissident (ex-PS) Jean Codognès en 2e position, devant la tête de liste du MoDem, Clothilde Ripoull. Trois listes seront donc présentes au second tour, dimanche 16 mars : celle du maire sortant Jean-Paul Alduy (UMP, 38,88% au 1er tour), celle de Jacqueline Amiel-Donat et celle du FN Louis Aliot (FN, 12,29%). Les trois listes fusionnées derrière Amiel-Donat représentent un cumul de 43,81% au 1er tour.Christian Bourquin en médiateurAprès un premier échec des négociations, le président du conseil général Christian Bourquin a décidé de jouer les médiateurs. « C’est un fait historique pour Perpignan. Les trois têtes de liste et les autres forces politiques ont toutes saisi cette nouvelle chance. Cette liste s’est construite autour de l’esprit de répondre à l’espoir de milliers de Perpignanais », a-t-il déclaré, au terme de trois heures de pourparlers à huis clos, au siège du PS.Selon Katia Mingo, l’une des colistières de cette nouvelle liste d’union a souligné « cette fusion comprend tous les partis à l’exception de Lutte Ouvrière. L’accord prévoit que Jacqueline Amiel-Donat aura 21 sièges, Jean Codognès 13 sièges et Clothilde Ripoull, 6 sièges, pour les 40 premiers colistiers, les 15 derniers étant répartis de façon aléatoire ».Selon Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF et maire d’Elne, « nous avons négocié même si nous pensions pouvoir l’emporter sans le concours du Modem ». Christian Bourquin affirme que « les candidats ne se sont pas encore partagé le gâteau côté compétences et Agglomération. L’heure était plutôt à l’union des forces ».V. C.










