Perpignan/LGV – Perpignan ne veut pas se contenter de regarder passer les TGV
En 2012, Barcelone sera à 45 minutes de Perpignan. Pour tirer le meilleur profit du passage du TGV, experts et élus se sont retrouvés lundi 30 juin à Perpignan pour examiner les premiers résultats d’une étude commandée collectivement, afin de leur proposer plusieurs scénarios.Selon Jean-Paul Alduy, « cette étude commence à donner des pistes ». Le maire de Perpignan voit déjà se dessiner, dans le domaine de « l’économie de la connaissance », une zone allant de Barcelone à Lyon. Il fait remarquer qu’en l’absence de calendrier sur l’axe Toulouse/Bordeaux, Toulouse a du mal à trouver sa place. Jean-Paul Alduy entrevoit la possible création d’une eurocité pour ne pas se faire happer par la force d’attraction de Barcelone qui « est la 4e métropole européenne pour l’attraction des entreprises ». Un argument que confirment les représentants de la Genéralitat. Ceux-ci attendent beaucoup de ce calendrier pour effectuer des choix stratégiques. Ces choix auront un impact sur la population, les équipements existants et à venir, les relations transfrontalières et l’avenir du fret… « Avec 25 ans de recul sur les lignes à grande vitesse, les territoires qui ont anticipé ont su tirer parti du TGV. Le meilleur exemple est celui de Reims » estime le représentant de la DIACT.Pour le préfet, les acteurs économiques auront leur rôle à jouer : « Alors que l’on nous demande de développer l’attractivité des territoires, guidés par le Grenelle de l’environnement, il n’en demeure pas moins que ce seront les investisseurs économiques qui feront leur choix ». En octobre, de nouveaux éléments de l’étude seront présentés aux différents acteurs.V. C.










