Pyrénées-Orientales
Perpignan : les candidats aux municipales critiquent l’Agence de développement économique

Invités à s'exprimer par l’UPE 66-Medef, les principaux candidats aux élections municipales de la ville de Perpignan se sont montrés très critiques sur l'agence de développement économique Perpignan Méditerranée ID, créée par le président de l'Agglo, Jean-Paul Alduy.
« Un objet politique »
Pour le candidat du Front national, Louis Aliot, « l’agence est actuellement un objet politique, il faut en sortir ». Il estime que « cette structure, qui existe, devra être élargie avec notamment la CCI, qui n’y participe toujours pas. L’agence devra stopper le tout grande surface, développer un schéma stratégique d’économie locale… Alors que Romain Grau, président de l’agence, figure en bonne place sur la liste de Jean-Marc Pujol, le maire UMP sortant, celui-ci avoue « être sceptique. Ce n’est pas une agence qui va trouver les entreprises. Elle se justifie si le conseil général, la Région, la CCI y participent. Si je suis élu, je me donne un an pour les convaincre de rejoindre l’agence. » Clotilde Ripoull, sans étiquette et qui revendique son indépendance, juge qu’il est temps de « regrouper toutes les structures qui interviennent dans le développement économique. Il faut avant tout rechercher de la cohérence et de l’efficacité. »
Des objectifs à éclaircir
Le candidat EELV, Jean Codognès « demande à voir. La tête (Romain Grau qui a été sur sa liste en 2008, NDLR) a une bonne formation, il y reprend même mon programme de 2008. Mais, pour l’instant les objectifs ne sont pas clairs. Avant de faire du marketing, il faut s’occuper des entreprises », précise-t-il. Jacques Cresta, le candidat PS, s’interroge de savoir si « l’agence a été créée pour faciliter le contact avec l’agglo. » Il considère toutefois qu’elle a « besoin d’avoir des objectifs déterminés, mais aussi un directeur ou une directrice qui fasse la maille, avec du relationnel et un carnet d’adresses. Le territoire compte des pépites, comme Printel, qui recrute localement des jeunes formés à Imérir. Il faut que l’agence connaisse mieux les entreprises et qu’elle travaille sur la spécialisation des zones d’activités. »










