Perpignan : Jean-Marc Pujol veut accélérer l’implantation d’entreprises
Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan et président de la nouvelle communauté urbaine depuis ce 1er janvier, affirme sa volonté de rendre Perpignan et sa communauté urbaine visibles et attractives dans la nouvelle grande région, pour appuyer le développement économique et assainir la situation de l’emploi local. La communauté urbaine est en capacité de répondre à des demandes allant de 100 m2 à 4 hectares. « Nous sommes passés de 2 à 3 M€ de vente de terrains à 9 M€ en 2015 et 14 M€ sont signés pour 2016 », précise Jean-Marc Pujol, qui a revu la grille des prix du m2 dans les zones (360 000 m2 à vendre à son arrivée à l’Agglo), qu’il a volontairement « dé-spécialisées, pour coller à la demande du marché et d’alléger la charge de l’investissement », afin d’accélérer le rythme des ventes à l’instar d’Agrosud.
Le Mas Orline en attente et 8 M€ pour la voirie
« Le projet de la zone Mas Orline attend que se libère une parcelle pour permettre son accès », explique l’élu, qui rappelle la signature de l’implantation d’Ambène et Fonroche à Torremila. L’élu a aussi exprimé sa volonté d’animer les quartiers avec le PNRU 2 et de faire revenir l’activité en centre ville. « Pour le Campus Mailly (7 M€), nous avons obtenu 1 M€ de la Région, la communauté urbaine octroie 1 M€ dans le cadre du contrat de ville et nous discutons avec le rapporteur du PNRU pour une éventuelle éligibilité de ce projet. Je ne désespère pas d’un financement de l’Etat » précise l’élu. La création de la communauté urbaine amène de nouvelles compétences comme la voirie. « Nos effectifs vont gonfler de 74 agents dans ce domaine et nous allons réaliser 8 M€ d’investissement par an », indique-t-il à La Lettre M. Dans cette communauté urbaine, l’élu conserve sa délégation à l’économie pour être « très disponible pour les chefs d’entreprises. D’ailleurs, quiconque veut installer son entreprise à Perpignan ou sur la communauté voit le maire dans les 24 heures ». L’élu, qui visite les entreprises (ex-Solia, Rivesaltes), s’inquiète des risques d’exclusions de certains territoires face au déséquilibre géographique qui se crée dans les implantations d’entreprises : « Il y en a beaucoup sur la ville centre au détriment de territoires éloignés. Il faut de la solidarité avec le rural ».










