Passage de 22 à 15 Régions : « je ne me sens pas menacé », déclare Christian Bourquin
Après l’annonce, hier, par François Hollande, d’une réduction du nombre de Régions (de 22 à 15, d’après des sources citées par les radios nationales ce matin), Christian Bourquin, président de la Région L.-R., a déclaré mercredi à La Lettre M : « je ne me sens pas concerné. Nous sommes (démographiquement, NDLR) la 8e région de France. On accueille 30 000 nouveaux habitants chaque année. Pourquoi nous chercherait-on des poux, alors qu’on pèse l’équivalent du 5e Lander allemand, de la 4e région espagnole, du 22e Etat américain ? » Sur l’argument de l’identité régionale éclatée (Lozère tournée vers l’Auvergne, P.-O. et Aude vers Toulouse, Nîmes vers la Provence…), Christian Bourquin riposte : « Toutes les régions peuvent être démembrées. »
« Un arrimage au regard de la crise »
L’élu se dit au contraire confiant sur le rôle croissant des Régions (voir ci-contre). « L’Etat veut nous confier davantage de compétences. Dans un sondage paru le 14 janvier dans Le Monde, portant sur le niveau que les Français accordent aux institutions, les Régions font un bond. Après le maire, c’est la 2e institution dans laquelle les Français font confiante. Plus de 50 % la jugent positivement. Nous incarnons un arrimage certain, au regard de la crise. Je dis à l’Etat, s’il veut vraiment réduire le nombre de Régions : on ne peut pas jouer à la fois la proximité et l’éloignement. » D’après lui, la taille ne fait pas la force. « Ce qui compte, c’est les résultats, pas la grandeur de la région en surface. Le président Hollande dit "moins de fonctionnement, plus d’investissements" : qu’est-ce que je fais depuis trois ans ?, sinon, plus d’investissements ? ».
Ce soir, dans son discours de vœux au Parc Expos de Montpellier, Christian Bouquin réserve une annonce relative au TER à un euro.
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