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| | 10/12/2008

P.-O./ Crise - Le Préfet des P.-O. détaille le plan de relance du gouvernement

Le préfet des P.-O. Hugues Bousiges a réuni la presse, mercredi 10 décembre, pour présenter le plan de relance du gouvernement. Le Premier ministre François Fillon a rassemblé, la veille, les préfets de France à Paris, pour les mobiliser sur ce plan de relance. Ces mesures, qui seront effectives en janvier 2009, se concentrent sur la relance de l’investissement public à travers les collectivités locales, la simplification et l’accélération des procédures, le soutien aux entreprises et à l’emploi. Un plan qui vise à accélérer les projets « Le Premier ministre nous a demandé d’être réactifs, d’être des acteurs de la levée des freins ainsi que des accélérateurs de projet », précise le préfet. Il a souligné que ce plan de relance pouvait répondre à des enjeux locaux, avec l’effort qui sera porté sur les projets ferroviaires et l’Université. « Il ne faudra pas oublier les routes, et notamment la RN 116 ». Le représentant de l’Etat s’est aussi penché sur une mesure qui permettra aux entreprises d’accéder plus facilement aux marchés publics. « Vis à vis des très petites entreprises, le relèvement du seuil de dispense d’obligation de mise en concurrence et de publicité de 4 000 € à 20 000 € est à même d’accélérer la passation des commandes » a-t-il estimé.« L’Etat agit en partenaire »De son côté, le président de la CCI Bernard Fourcade s’est montré satisfait de « ce plan de relance qui privilégie l’investissement plutôt que la consommation. Les retombées au niveau du PIB étant plus conséquentes. 1 € investi représente 1,5 € pour le PIB contre 0,5 € provenant de la consommation ». Il retient aussi « la bonne conduite de l’État en accélérant le remboursement de la TVA qui va servir la trésorerie des entreprises sans augmenter la dette. Il faut aussi noter le geste fort fait à travers la simplification administrative. De contrôleur, l’Etat est devenu, un partenaire ».Pour l’artisanat, deux mesures ont particulièrement retenu l’attention de Jean Salles, « la réduction des délais de paiement et surtout l’aide aux repreneurs d’entreprises car, 30 % des entreprises seront à céder d’ici 5 ans ».Cette rencontre a été l’occasion pour la Banque de France de faire un point sur la médiation du crédit dont elle a la charge. « Depuis le 14 novembre, nous avons reçu 25 dossiers. Ils concernent à 90 % des entreprises de moins de 10 salariés sur des montants peu importants », a précisé M. Kapell. « L’encours de crédit bancaire en octobre affichait une croissance de 10 % par rapport à octobre 2007. Cet encours est stable depuis les quatre derniers mois ». Pour sa part, le TPG a relevé que ses services avaient enregistré une centaine de demande d’entreprise concernant la TP. « C’est plus que d’habitude, mais ce n’est pas alarmant ».V.C.

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