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Industrie
| 19/11/2010

Owens-Illinois veut supprimer 68 postes à la Verrerie du Languedoc

Le plan de reprise de la Verrerie du Languedoc par Owens-Illinois prévoit la suppression de 68 postes sur 192, une baisse des salaires de l'ordre de 20 à 30 %, et la suppression d'une ligne de production (sur quatre), apprend-on aujourd'hui auprès du délégué CGT, Christophe Englan. O.-I. envisage également « un fonctionnement basé uniquement sur la fourniture de bouteilles pour Perrier », indique le représentant des salariés. Les réductions d’effectifs passeraient par des départs volontaires, des reclassements en interne dans le groupe O.-I. en France ou par un accompagnement pour un reclassement externe.

Côté syndicats, des contre-propositions ont été transmises ce vendredi aux dirigeants d’ O.-I. Parmi elles : l’engagement marqué dans la fabrication de la bouteille de vin Sud de France, « d’autres solutions » de réduction d’effectif que les départs volontaires, un refus des mutations vers d’autres sites O.-I. en France et aucune baisse de salaire. « Le volet social est inacceptable et bloquant », estime Christophe Englan. La délégation intersyndicale de la Verrerie du Languedoc et les représentants d’Owens Illinois poursuivront les discussions sur les conditions de rachat de VDL par le verrier américain jeudi 25 novembre.
« Pas d'avenir pour un verrier indépendant »
Pour le président de la Verrerie du Languedoc, Michel Roquette, qui avait racheté l'entreprise en décembre 2006 auprès de Nestlé Waters France, ce projet de reprise par O.-I. est « une excellente nouvelle pour la Verrerie du Languedoc. J’ai toujours été habité du sentiment qu’il n’y avait pas d’avenir pour un verrier indépendant sans être rattaché à un géant. Il n’y a pas de place pour un petit verrier avec un seul four ». Le président de la Verrerie du Languedoc estime les conditions posées par O.-I. « dures, car il nous demande de nous mettre en position de répondre à leurs standards en termes de productivité et donc de licencier des collaborateurs ». D’importants investissements financiers ont été réalisés en 2010 avec l’aide de Perrier pour refaire le four (6 M€) : « Je ne suis pas en situation de tenir dans la durée », admet Michel Roquette. Selon le président de la VDL, « la promesse d’achat a été signée avec des conditions suspensives. Il faut les résoudre sinon O.-I. repartira. Or les gens de VDL n’ont pas la réputation d’être des enfants de choeur. Le plus dur reste à faire ».
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