Languedoc-Roussillon
Tourisme - Loisirs
Oenotourisme : un club pour booster le CA des entreprises

Tous y croient dur comme fer : le fait d’appartenir au club oenotourisme tout récemment lancé par Sud de France va leur permettre d’augmenter la fréquentation de chacun de leurs sites. Hier, au château de Flaugergues à Montpellier, une dizaine des quatorze membres avaient monté un stand pour présenter leur offre aux agences réceptives de la région qui proposent des produits dans ce domaine. « C’est une première opération, afin de lancer les actions du club, indique Frédéric Ledent, responsable de la filière tourisme à Sud de France développement. Contrairement aux autres clubs que nous avons lancé il y a 8 ans, l’adhésion n’est que de 350 € par an, avec certaines actions payées à la carte. Le but est de mettre l’outil marketing Sud de France aux services de ces entreprises, de leur amener des clients et de leur permettre d’augmenter leur chiffre d’affaires. » Dans cette optique, le club se limitera en 2014 à 20 adhérents afin de valider le concept et d’être sûr qu’il porte ses fruits. « En fonction des résultats, nous pourrions augmenter le nombre d’adhérents, jusqu’à une centaine pourquoi pas. Mais nous avons d’abord besoin de valider son efficacité », ajoute Frédéric Ledent.
« Le groupe est un argument fondamental »
Les membres, eux, sont déjà persuadés de cette efficacité à venir. Pour Henri de Colbert, propriétaire du château de Flaugergues, « le groupe est un argument fondamental. Mais ça ne sera valide que si chaque membre respecte une charte de qualité, afin que les gens viennent du monde entier et véhiculent une bonne image. » A Flaugergues, 50 000 visiteurs passent le porche chaque année, et 15 000 visitent jardin et/ou château. Pour le comte, ça n’est pas suffisant. « Il nous faut plus de visiteurs, et pour cela nous devons créer une vraie synergie. » Un avis que partage Kerry Latchford, du château Les Carasses. Ouvert au public depuis 2011, ce lieu accueille du public dans ses 58 chambres, son restaurant et son bar à vin, et propose des séjours dédiés au vin et à son univers. « Nous avons un très bon taux d’occupation, l’été est toujours complet, septembre est rempli à 75 %. Nous avons encore besoin de travailler les ailes de saison, et pour cela les groupes pourraient être une source de fréquentation importante. Nous avons encore besoin dans cette région de développer la culture des vacances dans les vignes. J’ai connu l’Australie, là-bas c’est naturel, mais ici ce n’est pas encore le cas et c’est dommage. » Le site réalise déjà 1,5 M€ de chiffre et compte bien profiter du club pour monter en puissance.
Premiers TO en septembre
Tout comme Les domaines Paul Mas, qui ont ouvert un restaurant à Montagnac l’an dernier. « Le restaurant fonctionne très bien, et le site se prête au développement de produits oenotouristiques plus élaborés, note Mathilde Descolas, sommelière. Pour l’heure notre offre n’est pas très structurée, appartenir au club nous permet aussi d’évaluer les besoins des agences pour y répondre. Nous avons une belle cave et sommes au milieu des vignes. Notre site ne demande qu’à accueillir plus de public. » Déjà, cette première rencontre donne des idées. « Nous ne sommes pas là pour structurer l’offre, note Frédéric Ledent. Mais pousser la demande revient à pousser les entreprises à structurer l’offre et à se professionnaliser. » Mi-septembre, les premiers tours operateurs britanniques viendront tester l’offre des adhérents du club. De premières retombées potentielles.
Légende : Dans une des salles de séminaire, une dizaine de membres du tout récent club oenotourisme se sont rassemblés hier pour présenter leur offre aux agences réceptives de la région, à l'occasion du premier workshop organisé.










