Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
BTP
| 27/02/2014

Oc’Via : entre 300 et 350 embauches locales

Le chantier du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier génèrera « entre 300 et 350 embauches locales chez Oc’via (sur un total de 600 collaborateurs en propre), principalement sur les métiers de coffreurs bancheurs, conducteurs d’engin et terrassement, indique Yann Chapelle, DRH d’Oc’Via. Entre avril et août, Oc’Via va recruter entre 50 et 100 nouveaux collaborateurs chaque mois. » Les recrutements se font par le biais de contrats de professionnalisation (alternance), de l’intérim (dans la limite de six mois), ou de contrats de chantier - CDD expirant à la fin du chantier. Pour ces contrats, il y a ensuite deux issues : soit le contrat de chantier est rompu, soit le collaborateur est affecté ailleurs, sur un autre grand chantier (mobilité requise).
À Oc’Via Construction, Yann Chapelle gère un meccano à part : « déjà parce qu’on connaît la date de naissance (2012) et de fin (2017) de l’entreprise. C’est très spécifique ! Ensuite, Oc’Via regroupe des entreprises qui ont des cultures très différentes : Alstom, Colas Rail, génie civil, terrassement. Travailler ensemble donne une ouverture d’esprit. » Enfin, au niveau RH, tout est à construire de A à Z : système de paie, relations sociales, politique de recrutement et de formation, reclassements à proposer à la fin du chantier (2017, NDLR).

Chef d’orchestre

À Oc’Via, Yann Chapelle joue le rôle de chef d’orchestre. « Certaines entreprises du groupement sont pilotées de façon très centralisées, d’autres pas du tout. Ça donne lieu à des grands écarts, comme sur la gestion des ponts du mois de mai (trois cette année, NDLR). Certains entreprises ferment tous leurs chantiers pendant ces ponts. D’autres estiment à l’inverse que c’est le rythme du chantier qui doit décider. C’est un choix important : doit-on offrir les ponts à tout le monde, ou est-ce que le chantier reste ouvert ? »
Autre exemple, relatif à la gestion de la politique contre les addictions (drogue , alcool), sujet prégnant dans le BTP. « Ces sujets sont abordées de façon très différente, et il faut trouver un consensus global. Dans certaines entreprises, les contrôles sur chantier sont sous-traités à des entreprises extérieures. Dans d’autres, c’est le chef de chantier qui effectue le test de dépistage auprès de l’ouvrier. Là aussi, il nous faut harmoniser les pratiques, car c’est un seul et même chantier. »

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie