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Languedoc-Roussillon
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Communication - Médias
| 24/10/2013

Nouveau plan d'économies aux Journaux du Midi

Alain Plombat, président du directoire des Journaux du Midi, et Olivier Gerolami, président du conseil de surveillance, ont annoncé ce matin, lors d’un comité de sous-groupes, la fermeture de trois agences de Midi Libre, à Carcassonne, Narbonne et Rodez, et la non reconduction d’une trentaine de CDD, à la rédaction (9) et à la production (une vingtaine). Selon un représentant du personnel, la direction envisage 15 à 18 autres départs, dans le cadre du volontariat, dans les rangs des journalistes. Ces mesures, ajoutées à une application stricte des 35 heures à la PAO (au lieu de 32 actuellement), à une réduction des RTT à la régie publicitaire Midi-Média, et à des mesures d’économie sur le process industriel, devraient permettre un retour à l'équilibre en 2014, selon Alain Plombat. Le président du directoire, qui prévoit un déficit de 600 K€ pour l’exercice 2013, estime le manque à gagner à 5,3 M€, sur le prochain exercice, si aucune mesure n’est prise, « en raison du décrochage des recettes publicitaires et de la diffusion papier de nos différents titres ». Selon les chiffres publiés par l’OJD (association pour le contrôle de la diffusion des médias), la diffusion payante de Midi Libre (semaine et dimanche) a chuté de 5,7 % sur les huit premiers mois de l’année. Les diverses mesures d'économie permettraient d'économiser 4,8 M€. Par ailleurs, 500 K€ de recettes seraient générés par des projets de développement : hebdos gratuits à Nîmes, Béziers et Perpignan, Internet payant (voir ci-contre), développement des salons...

« Un plan social », selon le SNJ
Selon Alain Plombat, qui refuse se parler de suppressions de postes, « aucun départ sec n’est prévu » dans les agences audoises et aveyronnaise, dont la fermeture devrait intervenir rapidement. Dans l'Aude, les éditions concernées devraient reprendre le contenu de l'édition locale de L'Indépendant. « Une fois de plus, c'est un plan social qui ne dit pas son nom », estime Guy Trubuil, délégué du Syndicat national des journalistes. Un communiqué intersyndical (hors CGT) dénonce « un insupportable chantage à l'emploi ». Les salariés se disent « excédés, épuisés », ne voyant « pas le bout du tunnel » après une première vague de départs. Le groupe avait lancé en 2011 un plan de départs volontaires qui a touché 117 des 1 050 salariés du groupe, censé permettre un retour à l'équilibre en 2013. Mais, en mai, Alain Plombat faisait état d'une « violente dégradation du chiffre d'affaires » liée à la conjoncture économique. Les journalistes de Midi Libre prévoient de se réunir en assemblée générale le 5 novembre prochain pour décider de lancer, ou non, un mouvement de grève.
Photo (HF) : les rotatives de Midi Libre à Saint-Jean-de-Védas. Article mis à jour le 25/10 à 10h45
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