Nîmes Métropole veut rééquilibrer son offre de logement social
La communauté d'agglomération Nîmes Métropole, la troisième d'Occitanie par le nombre d'habitants (250.000 habitants), met en place, le 3/10, sa conférence intercommunale du logement* (CIL). Co-présidents : Yvan Lachaud (UDI), président de Nîmes Métropole et Didier Lauga, préfet du Gard. Prévue dans le cadre de la loi Alur, la mise en place des CIL a pour vocation de redéfinir le cadre d'attribution des logements sociaux. « Il s'agit dans un premier temps de rééquilibrer l'offre de logements sociaux dans la ville-centre (Nîmes, NDLR). Nîmes concentre la grande majorité des logements sociaux de l'agglomération, et sont concentrés dans seulement cinq ou six quartiers. Il faut en construire ailleurs dans la ville ! », explique Nicolas Forissier, du bureau d'études Habitat et Territoire Conseil.
Répondant à une réflexion de Laurent Burgoa (LR), élu à la Ville de Nîmes, le cabinet a indiqué que c'est dans un second temps seulement que le rééquilibrage territorial sera réévalué au niveau de l'agglomération dans son ensemble. Le territoire de Nîmes Métropole compte 19.500 logements. Ces derniers sont concentrés pour 88,5 % dans la ville de Nîmes et 5 % dans la commune de Saint-Gilles. Vieillissant, le parc social doit être renouvelé puisque « la construction des deux tiers de ces logements remonte à une période comprise entre les années 1950 et 1980 », rappelle le président de Nîmes Métropole, Yvan Lachaud. Il précise que « pour un logement disponible, il y a 4,4 demandes ». Alors que la Ville de Nîmes dépasse le pourcentage de logements sociaux obligatoires imposé par la loi, de nombreuses communes de l'agglomération, elles, ne remplissent pas cet objectif.
* La CIL rassemble les bailleurs sociaux présents sur le territoire intercommunal (au nombre de 22), 40 élus de l'intercommunalité et 4 représentants d'associations d'usagers.










