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Syndicats - Fédérations - Associations
| 4/07/2013

Nîmes : l’UPE 30 réunit 800 personnes pour célébrer l’entreprise

L’Union pour les entreprises du Gard (UPE 30), présidée depuis peu par Éric Giraudier, également président du Medef Gard, a rassemblé quelque 800 personnes, hier soir, au Mas Merlet à Nîmes, pour célébrer l’entreprise et afficher ses priorités. Entouré par les présidents de plusieurs fédérations proches du Medef (FFB, UIMM, FBF), l’ancien président de la CCI a annoncé que « 20 actions concrètes et prioritaires » seraient définies à la rentrée prochaine, par des groupes de travail, autour de cinq axes de développement : l’attractivité du territoire, l’environnement réglementaire, les compétences, la pérennité financière des entreprises, et les réseaux. Si l’UPE interdit à ses membres tout mandat électoral – « notre parti, c’est le parti de l’entreprise » -, elle ne s’interdit pas, selon Eric Giraudier, de peser dans les programmes des futurs candidats aux élections municipales de 2014. Parmi les préoccupations de l’UPE : « certains taux de versement transport (qui) sont devenus insupportables », l’accès au crédit, ou encore la mise en réseau des entreprises pour éviter qu’elles ne se tournent « vers l’extérieur du Gard ».

« Le Gard est un port »
Lors de cette soirée, cinq dirigeants d’entreprises emblématiques ont exposé leur vision de l’entreprise, lors d’une table ronde animée par Jean-François Boyer : connectée pour Albane Levieux. Pour la gérante de Bâtir Conseils et Bâtir Synthèse (ingénierie, bureau d’études), qui vit entre Paris et Vauvert, « les entreprises qui fonctionnent le mieux sont celles qui voient au-delà des frontières. Le Gard n’est pas une île, c’est un port dont il faut partir ». Difficile pour elle, dit-elle, de garder ses collaborateurs les plus compétents : « ils sont chassés sur Viadeo ». Offensive pour Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée et dirigeant du groupe Cap Santé, qui déplore que « le gouvernement actuel mette tous les moyens sur l’hôpital public ». Innovante, pour Didier Bilange, PDG de Jubil Intérim, qui assure avoir réussi à « fidéliser » ses 70 collaborateurs, et délègue largement à ses cadres. Ce qui lui permet de prendre « 18 semaines de congés par an ». Maritime, pour le navigateur gardois Kito de Pavant, patron d’une petite entreprise de six personnes à Montferrier (34), et pour Dominique Seau, PDG du fabricant de sous-vêtements Eminence, qui a servi dans la marine, et file la métaphore sur le chef d’entreprise-capitaine de skipper. Et regrette que le chef d’entreprise soit considéré « comme un salopard ou un voleur : si ça se passe bien, vous êtes un voleur qui a pris l’argent des salariés. Si ça va mal, vous êtes un pauvre type qui a mis des salariés dans la misère ». Applaudissements garantis.
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