Moudenc durcit le ton et vante ses réalisations
Le 12 septembre, à l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, a prévenu d’emblée les journalistes : « La loi m’interdit d’utiliser les moyens de la collectivité à des fins électorales. Je ne répondrai par conséquent à aucune question relative au prochain scrutin municipal ». L’élu n’a en revanche pas hésité à durcir le ton, mettant l’accent sur les questions de sécurité. « Il y a encore beaucoup à faire en la matière, admet-il. Mais il est important, par honnêteté du débat public, de rappeler aux Toulousains ce qui est du ressort de la Ville et ce qui dépend de l’État. » Et l’édile de se positionner en simple « facilitateur du travail de la police nationale », sans capacités réelles d’action contre la délinquance lourde. Jean-Luc Moudenc a par ailleurs longuement fait le point sur des différents chantiers en cours dans la Ville rose. « Les réalisations sont au rendez-vous et nous faisons tout pour tenir les calendriers », assure-t-il.
Parmi les chantiers qui doivent être livrés d’ici à la fin du mandat ou dans les mois qui suivent, le maire de la Ville rose cite notamment le doublement de la ligne A du métro, les ramblas des allées Jean-Jaurès et l’ouverture du Meett, le nouveau centre de congrès et de conventions de Toulouse Métropole. L’élu prévoit par ailleurs, « si tous les feux sont verts », un démarrage des travaux de la 3e ligne de métro « en 2020 ». Sur le front sécuritaire, au sujet de la multiplication, depuis quelques mois, des tentes de fortune installées sur les trottoirs du centre de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc a joué la carte de la fermeté. « Ces tentes ne sont pas là par hasard, assure-t-il. Tout cela est fait sciemment. Elles sont positionnées exprès dans ces lieux très visités, avec une sinistre répartition des rôles entre des réseaux, principalement albanais, qui amènent ici ces pauvres gens, et des associations politisées. Je dénonce cette situation ! Tout cela est fait pour affoler les Toulousains… » Sur ce sujet, l’élu insiste : « La loi précise bien que c’est à l’État de prendre ses responsabilités. Or, le préfet de la Haute-Garonne n’a pas suffisamment de moyens à sa disposition. » Pour faire face à la situation, Jean-Luc Moudenc annonce sa volonté de « signer, probablement cette semaine, un arrêté anti-bivouac qui s’appliquera au centre-ville, permettant de provoquer la saisine de la police nationale ».










