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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 25/10/2010

Mort de Frêche : les réactions des décideurs économiques

Gabrielle Deloncle, présidente de la CGPME de l’Hérault

« Une immense tristesse »
« Je ressens une immense tristesse. J’ai l’impression d’avoir reçu un coup sur la tête. C’est une perte immense pour l’économie de la région. C’était quelqu’un que j’admirai profondément. J’ai été élu à ses côtés pendant 21 ans. Je me souviendrai toujours qu’il aura été tout de suite à mes côtés, avec son épouse Claudine, lorsque mon mari est décédé, lui aussi, d’une crise cardiaque. Ce midi, je me suis rendu à l’Agglomération, avec beaucoup d’autres élus. Nous avons respecté une minute de silence, avec le personnel. C’était très émouvant. »
Rudy Iovino, président de la CCI de Montpellier
« Un sentiment de vide »
« A l’instar de tous les acteurs économiques de Montpellier et, plus généralement, de tous les habitants de notre région, c’est avec une vive émotion que j’ai appris la disparition de Georges Frêche. Evidemment, les mots « visionnaire » et « bâtisseur », comme chez tant d’autres, me viennent à l’esprit. (…) Comme d’autres, je ressens un sentiment de vide, tant Georges Frêche était partout présent. Que de dossiers concernant le développement économique nous étaient communs, et avec quelles vivacité et intelligence pénétrante il était capable de les comprendre et les prendre à bras le corps. Après un affrontement de plusieurs années entre la CCI de Montpellier et les exécutifs présidés par Georges Frêche, j’ai avec d’autres oeuvré ces dernières années pour une normalisation des relations entre institutions. Travailler ensemble était devenu le maître mot, et Georges Frêche, je le sais, en était heureux. Le meilleur hommage que le monde économique puisse lui rendre est de poursuivre le travail visant à dynamiser nos territoires. »
Gérard Maurice, président du conseil économique et social régional
« Il a tout donné à sa ville, à sa région »

« Mon début de carrière à Montpellier a commencé avec la construction du Corum, c'était il y a 24 ans. J'ai connu alors le Georges Frêche bâtisseur, comme tout le monde le décrit justement. C'était à l'époque l'un des plus gros chantiers en France. Nous avions des visites de chantier chaque semaine. Il prenait des décisions nouvelles chaque semaine. Ca restera une expérience exceptionnelle, ça nous a permis de nous connaître. Il m'a proposé de rentrer dans le domaine du sport, dans le football, puis le basket (club aujourd'hui défunt). Il m'a aussi fait vibrer à travers le sport en tant que dirigeant de club.
Georges Frêche marquera la ville et la région, pas uniquement par son trait de caractère et ses côtés parfois difficiles. Il a beaucoup donné de sa personne à la vie politique, au détriment de beaucoup d'autres choses. Il a vécu à fond sa passion, avec des excès, mais toujours avec honnêteté et passion.
Depuis quelques temps, je le fréquentais en tant que président du CESR, pour partager cette ambition sur la région, pour échanger sur le devenir de cette région, dans un avenir de dix, quinze ans. Ca se faisait entre deux parties de belote parfois, comme il m'arrivait d'en faire avec lui... »
Sur son mode de gouvernance, jugé autocratique : « Tous les hommes politiques, tous les décideurs n'ont pas forcément envie de complètement déléguer. Au fond de chacun, le pouvoir amène à diriger relativement seul. Mais depuis 25 ans que je le connais, je peux dire qu'il acceptait la contradiction en tête à tête. Il écoutait, parfois adoptait des positions résultant de discussions. Il avait une façade autoritaire. Il marchait à la confiance et donnait parfois plus de crédit à ses adversaires qui argumentaient qu'à des proches de son parti.
Quand il était maire de Montpellier et au PS, il a combattu le président de la République de l'époque, François Mitterrand. A partir de là, le PS l'a catalogué comme quelqu'un d'excessif, d'irrespectueux. C'est à ce moment là que Montpellier a bénéficié le plus de Frêche : il avait alors compris que son avenir national n'était pas assuré, et il a tout donné à sa ville, à sa région. »
Pourquoi était-il à ce point dénigré hors de la région et adoré sur ses terres ? « Avec Internet, chaque petite phrase se répand dans le monde entier. Cette communication instantanée a nui à son image. Rien ne lui a été épargné. Les gens d'ici appréciaient à l'inverse l'homme de contact, qui se déplaçait, qui serrait des mains, à l'image des Languedociens. Tout ce qui est jugé comme des excès ailleurs est gommé ici, les gens voient ce qu'il a fait. Il est mort à son bureau un dimanche soir, de retour d'un voyage en Chine... c'est l'image même de l'homme au travail. Quel plus beau symbole? »
Jean-Louis Bouscaren, président de la CGPME Languedoc- Roussillon et de l’ECF Bouscaren
« Qui va prendre sa relève ? »
« Je regrette d’abord l’homme… J’ai toujours vu en Georges Frêche, l’homme qui faisait avancer l’économie régionale. C’est lui qui a fait Montpellier. Il n’a malheureusement pas eu le temps de mener à bien son ambition pour la région, même s’il a eu le temps de lancer de nombreux chantiers. Sa disparition suscite des interrogations. Qui va pouvoir prendre sa relève en partageant cette ambition et cette vision du développement régional ? Je suis prêt à soutenir ses dauphins s'ils manifestent la même énergie. »
Denis Volpilière, président de la CCI de Nîmes
« Une vraie vision du développpement économique de la région »
« Il a été mon professeur en 1969 et j’en garde un excellent souvenir ! J’ai pu apprécier son souci de la chose économique en participant à la commission Constantin. Il avait une vraie vision du développement économique de cette région, comme il l’a prouvé avec son action en faveur des transferts de technologies, ou de la Soridec. J’espère que les projets qu’il a lancés seront menés à bien par son successeur. »
Bernard Ballester, président de la CCI de Narbonne
« Je souhaite que son successeur continue dans la même voie »
« Ma prise de fonction de président à la chambre s’est faite dans le cadre de la DSP du port de Port-la-Nouvelle, qui a été signée avec Georges Frêche, voilà deux ans maintenant. Ce fût un moment important de ma vie d’élu consulaire. Ce que je retiens comme beaucoup d’ailleurs, c’est qu’il a été visionnaire, pragmatique. Son départ est regrettable, car ce qu’il a su initier sur l’agglomération de Montpellier, il était en passe de le réaliser sur l’ensemble de la région, notamment à travers ses investissements sur les projets structurants comme le TGV, le canal de Sète relié au Rhône, ou ici le projet important du port de Port-la-Nouvelle. Je souhaite que son successeur continue dans la voie que le président Frêche avait tracé, pour que dans un avenir très proche, nous puissions avoir les conditions nautiques pour faire du port de Port-la-Nouvelle un port d’envergure internationale. Georges Frêche a su aussi aller sur tous les fronts aux côtés des entreprises, notamment en les aidant à aller vers l’international ».
Georges Jordan, directeur de Saint-Charles International plateforme logistique Fruits et Légumes de Perpignan
« À l’écoute des professionnels »
« Quoi que l’on puisse reprocher à l’homme politique, c’est une grande perte. Il a toujours été à l’écoute des professionnels, en soulignant d’ailleurs qu’il avait envie d’aider ceux qui réussissent. Georges Frêche avait une bonne perception de Saint-Charles International. Il a compris l’intérêt du partenariat public/privé, sur la plateforme logistique, créée en 1970. Il a saisi « la machine Saint Charles International », à savoir que la démarche privée servait aussi l’intérêt général. D’ailleurs, il nous a accompagné à travers d’importants investissements tels que le chantier combiné, le 3e quai du port de Port-Vendres... De son futur successeur, on attend la même reconnaissance de la plateforme, qu’il conforte ce qui a été fait et que les partenariats tissés se poursuivent ».
Jean-Pierre Troisville, directeur régional de la Société générale et président du Comité régional des banques
« Une locomotive »
« J’ai appris sa disparition avec tristesse. J’ai eu le sentiment d’un vide. Pour sa famille, pour ses enfants, mais aussi pour toutes les entreprises du Languedoc-Roussillon. C’était un bâtisseur, un homme d’une grande culture, mais aussi quelqu’un qui avait une connaissance parfaite de l’économie régionale. C’était aussi quelqu’un qui provoquait un effet d’entraînement, comme une locomotive. Pendant la crise financière, il a invité les banques à deux reprises, et il a été très correct avec nous. Au lieu de nous critiquer ou de nous tapper dessus, il nous a interrogés et nous a dit : « Faîtes votre métier, et faites le bien ! ». J’espère que son successeur sera capable de fédérer les différentes tendances afin de continuer le travail entreprise depuis des années dans cette région ».
André Joffre, président du pôle de Compétitivité DERBI
« Toujours présent sur les énergies renouvelables »
« Lors de son premier mandat et jusqu’à sa disparition, Georges Frêche a toujours été présent sur les questions des énergies renouvelables et du Pôle de compétitivité Derbi. Au-delà d’une simple présence, il a aussi su anticiper ce qu’il fallait faire. La Région apporte son soutien financier à l’équipement et a permis au salon Energaïa de devenir le premier salon des ENR au niveau national. Par ailleurs, le projet Thémisol (institut d’excellence dans le solaire), que nous conduisons dans le cadre du grand emprunt, a reçu une très bonne écoute de la part de la collectivité. J’espère que tout ce qui a été lancé sera suivi et poursuivi ».
Jacques Mestre, président de l’UMIH Languedoc-Roussillon
« Un choc »
« C’est un choc. Bien que n’appartenant pas au même bord politique que Georges Frêche, je suis bouleversé par sa disparition. C’est une catastrophe. C’était un homme extraordinaire, tout à la fois bâtisseur et visionnaire. Il a réussi a dépasser les clivages politiques pour construire Montpellier puis la région. Il était également très proche des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration et comprenait parfaitement nos attentes. Je devais d’ailleurs le rencontrer dans quelques jours pour évoquer un certain nombre de dossiers liés à la formation professionnelle, aux logements des saisonniers ou à la mise aux normes des établissements hôteliers. »
André Deljarry, président du Medef Montpellier et PDG de Delimmo
« Le Languedoc-Roussillon perd un grand homme »
« Je suis personnellement très touché par cette disparition. Le Languedoc-Roussillon perd un grand homme, un visionnaire et un bâtisseur à l’origine de l’essor de Montpellier et de toute une région. Nous continuerons à travailler avec ses successeurs, quels qu’ils soient. Mais aujourd’hui, mes pensées vont d’abord vers sa famille et ses proches ».
Jacquie Berthe, président du pôle de compétitivité Eurobiomed et directeur scientifique du centre Sanofi Aventis Montpellier
« Une véritable vision à long terme »
« Nous perdons un grand monsieur. Il avait une véritable vision à long terme du développement économique de sa région. Il aura toujours œuvré pour bâtir Montpellier, puis l’agglo, et enfin la région. Son décès est une grande surprise. J’ai pu le côtoyer ces derniers jours lors de son déplacement en Chine où j’ai pu assister à sa conférence sur Mao. Un moment exceptionnel où il a démontré sa très grande érudition. »
Guy Giva, président de la chambre régionale d’agriculture
« Les décisions prises étaient suivies de fait »
« C’est quelqu’un qui respectait tout le monde, de droite ou de gauche, sans sectarisme. C’était un élu qui s’adressait à des professionnels. Par ses actions, il a démontré qu’il était aussi un rural. L’agriculture était pour lui la base de notre culture et intimement liée à l’aménagement du territoire. J’ai toujours eu une oreille attentive de sa part pour la promotion de l’agriculture. Le monde agricole a mesuré tout l’effort financier qu’a fait la Région, à travers Sud de France. Georges Frêche aurait aimé que tout le monde travaille ensemble, et il s’impatientait de la constitution d’une interprofession unique pour le monde viticole ».
André Sylvestre, président de la chambre régionale de métiers et d’artisanat
« Georges Frêche a permis à l’artisanat de se développer »
« C’était un homme de confiance. Quand on avait réussi à le convaincre de l’intérêt économique du projet, c’était acquis. Il aura permis à l’artisanat régional de se développer en multipliant par quatre les budgets à raison de 20 M€ par, tout compris. Il en avait fait un développement majeur du L.-R. Il était toujours là quand on avait besoin de lui. C’est vrai qu’il a provoqué mais c’était plus une façade que la réalité. Nous avons tracé un sillon ensemble. Quel que soit son successeur, avec les équipes techniques de la Région, on va continuer dans la même lignée. Son action a permis une reconnaissance au niveau social et économique au niveau régional. »
Dominique Deville de Périère, présidente du Pres Université Sud de France
« L’engagement de la Région a été décisif pour l’opération Campus »
« Cela m’a beaucoup peinée pour l’homme, c’est une catastrophe pour notre région. On peut ne pas être d’accord mais il a fait énormément pour nous. Dans l’opération Campus, il a permis à Montpellier d’être retenu parmi les sic premiers dossiers. L’engagement de la Région a été décisif. Il a été à côté de moi avant même de regarder la copie en annonçant que la Région mettait 0,50 cts pour chaque euro versé par l’Etat. C’est quelqu’un qui a été moteur dans cette opération. Les universitaires étaient ce matin au rectorat pour le comité de pilotage du grand emprunt avec la Région a ses côtés ».
Jean-Claude Brunier, président de Translog (association des professionnels du transport et de la logistique du L.-R.)
« Il a structuré l’action économique de la Région »
« Le monde du transport et de la logistique est attristé de ce décès. C’est une grande surprise et une mauvaise nouvelle. Georges Frêche faisait partie du patrimoine de la région. Je me permettrais de dire : ‘Salut l’artiste !’, car c’était un sacré bonhomme, avec un sacré caractère. Il aurait pu être entrepreneur de transport ! Sur le plan économique, il a structuré l’action économique de la Région L.-R. Je pense notamment aux parcs d’activité, à sa position sur la ligne à grande vitesse Nîmes-Montpellier et à son implication en faveur de la filière transport. Il a compris que cette région avait quelque chose à faire dans le transport. J’espère que la suite sera à la hauteur de ce qu’il a fait. »
Françoise Guétron-Gouazé, directrice d’Oseo Languedoc-Roussillon
« Il savait ce qu’était une entreprise »
« Sa disparition est une catastrophe. Nous sommes abasourdisé par la nouvelle. Oseo, qui gère des fonds pour la Région dans le domaine de l’innovation, a vu la participation de la Région augmenter sous la présidence de Georges Frêche. Il savait ce qu’était une entreprise. Il a également beaucoup fait pour les pôles de compétitivité, et pour l’innovation dans la région. Si le Languedoc-Roussillon est souvent 3e au concours national de l’innovation, on le doit aux structures qu’il a mis en place. J’attends de son successeur qu’il ait une aussi bonne connaissance de l’entreprise et de ses besoins. La borne est haute pour sa succession ! ».
Elisabeth Galibert, président du Medef L.-R.
« Un bâtisseur »
« Il est décédé comme il a vécu, en travaillant. Il a choqué par son franc-parler, mais c’était un bâtisseur et un universitaire brillant qui a beaucoup fait pour Montpellier. Je devais le rencontrer cette semaine pour lui présenter des projets ».
Henry Douais, président de la CGPME du Gard
« Il nous a reconnu comme aucun autre avant lui »
« Ce président a reconnu la CGPME comme aucun autre ne l’avait fait avant lui. Il nous a aidé dans plusieurs actions, notamment sur le soutien aux personnes handicapées. Sur le plan politique, il a fait progresser Montpellier, peut-être au détriment des autres départements. Je n’étais pas d’accord avec lui quand il disait que l’industrie dans le Gard, c’était fini. Je ne sais pas qui sera son successeur, mais j’attends de lui qu’il ait la même action, à notre égard, que le président Georges Frêche. Il reconnaissait l’importance des artisans, et des petites entreprises, dans l’économie du Languedoc-Roussillon ».
Éric Giraudier, candidat du Medef à la CCI de Nîmes
« Il avait une vision »
« La Région est un interlocuteur incontournable du développement économique. Avec Georges Frêche, nous avions une personnalité forte qui avait une vision et l’exprimait, ce qui permettait aux acteurs économiques de travailler. J’ai eu l’occasion de rencontrer Georges Frêche quand il est allé à la rencontre d’entreprises qui étaient mes clients. Je l’ai trouvé très à l’écoute de la vie des entreprises, y compris dans des secteurs qu’il ne connaissait pas. Il savait écouter et comprenait les problématiques. J’espère que ses successeurs feront preuve de la même écoute. Il est important que le monde politique et le monde économique entretiennent un dialogue constructif pour l’attractivité de la région. »

Michel Fromont, ancien président de la CRCI
« Une perte cruelle »
« C’est une perte cruelle, à la fois pour sa famille, et pour le monde économique. Il y avait un maître à bord, et il sera difficile à remplacer. Sa disparition met en difficultés la région, l’agglomération, le CHU. J’espère que le monde politique s’unira pour faire avancer les dossiers économiques ».
Jean-Michel Buesa, président de la Fédération régionale des travaux publics
« Il avait une culture d’entreprise »

« On est attristés. On n’avait qu’à se satisfaire de l’ensemble de la politique de Georges Frêche. C’était un grand bâtisseur sur Montpellier, puis sur les projets régionaux. Au niveau de la formation, notre centre de formation fonctionne bien avec les services de la Région. J’avais de bonnes relations avec l’homme. Quand, pendant la crise, je lui ai demandé de relevé les avances forfaitaires de 5 % à 20 %, il a réagi rapidement et efficacement. Il accédait très vite à nos demandes, pourvu qu’elles soient concrètes et logiques. C’était agréable de travailler avec lui, car il avait une culture d’entreprise et économique. » Sa succession ? « La nature a horreur du vide. Toute sa politique régionale est lancée. On espère qu’un leader apparaîtra pour continuer à développer la région. »

Jean-Loup Bertret, directeur du port de Sète

« Il avait une volonté et les clients le sentaient »

« Georges Frêche aura été l’homme du transfert du port de Sète de l’Etat vers la Région, et du renouveau du port. Il a décidé de consacrer des ressources financières importantes (200 M€ en dix ans, ndlr) à la réhabilitation de cet outil industriel, au bénéfice de l’économie régionale. Sa mort est une surprise et un coup dur. On espère bien que son action se poursuivra. L’impulsion est donnée et la trajectoire tracée. Il était un homme d’entreprise. Il nous manquera tous, chefs d’entreprises et Languedociens. Il avait une motivation affirmée pour le développement du port et les clients le sentaient. La volonté politique est essentielle. La Région était derrière le port, ça a été un atout pour décrocher des affaires : Lafarge Ciments, GF Group (Agrexco), Sea Invest, Silos du Sud… »

Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault (bâtiment) :

« Toujours prêt à plaisanter, tout en ayant une vision d’ensemble »

« Il était un bâtisseur visionnaire. En tant que natif de Montpellier, j’ai vu l’élan, la dynamique, l’essor qu’il a impulsé. Le secteur du bâtiment et toute l’économie ont su en profiter, et en profiteront encore plusieurs années. Il savait être à l’écoute des entreprises. Je le connaissais depuis une quinzaine d’années, d’abord en tant que président de syndicat de gros œuvre, puis en tant que président de la FFB de l’Hérault. Il était toujours prêt à plaisanter, tout en développant une vision d’ensemble. Ce mélange, c’était sa force. Bien sûr, depuis Paris, il était dénigré. Mais quand on a côtoyé l’homme, on est obligés d’apprécier sa valeur, sa polyvalence, sa grande connaissance. On pouvait aborder tous les sujets avec lui. Il était toujours au fait du problème, il avait toujours une proposition intéressante. »
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