Montpellier/CCI – Les entreprises de l’Hérault peu touchées par la crise, selon Jean-Pierre Fabre
« 67 entreprises héraultaises ont demandé l’intervention du médiateur à ce jour pour des problèmes bancaires ou fiscaux », a indiqué le président de la CCI de Montpellier, Jean-Pierre Fabre, lundi 15 décembre, à l’occasion d’une conférence de presse dans les locaux de la chambre. « Il s’agit essentiellement de TPE dans les secteurs du bâtiment et de l’artisanat, qui ont des problèmes conjoncturels liés à la crise, sur le dernier trimestre ». Selon Jean-Pierre Fabre, les entreprises montpelliéraines ont peu souffert, jusqu’ici, de la crise économique. « La baisse de la consommation se traduira par une baisse sur les bilans entre le 1er janvier et le 31 mars. La crise ne devrait pas nous toucher avant le deuxième semestre 2009. Nos défauts seront nos qualités : nous avons surtout un tissu de petites entreprises, qui travaillent sur un marché local ». Le vice-président en charge de l’industrie, Patrick Ceccotti, a estimé que « les banquiers donnent l’impression de jouer le jeu » face aux difficultés rencontrées par les entreprises. Notre inquiétude concerne surtout les systèmes d’assurance de crédit ».Concernant les dates des soldes, Jean-Pierre Fabre a indiqué que la date du 16 juin lui convenait pour les soldes d’été. « Mais si le département du Gard attaque avant, nous serons obligé d’anticiper ». Quant au système des « soldes flottantes », instauré par la LME, qui permet à chaque commerçant de placer deux semaines de soldes à sa convenance, le président de la CCI l’a qualifié de « Pétaudière. Ça va être l’anarchie la plus totale. On est en train de créer un doute dans l’esprit du consommateur ».Odysseum : pas le centre-ville le plus touchéÀ propos d’Odysseum, Jean-Pierre Fabre a estimé que le commerce de centre-ville ne serait pas le plus touché par l’ouverture du nouveau centre commercial, à l’entrée de Montpellier. « Ce sont les autres centres commerciaux de périphérie qui seront les plus touchés. Pour le centre-ville, on verra ». Le président de la CCI mise sur le haut-de-gamme pour pérenniser le commerce de centre-ville. « C’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec Odysseum 2, si on y installe des magasins de marque. Dans ce cas, on risque de désertifier le centre-ville ».Concernant le rapprochement du président du Medef, Rudy Iovino, avec le président du MPR, Joseph Francis, Jean-Pierre Fabre a indiqué qu’il était favorable à l’intégration du MPR. « Il faut que cette structure intègre l’union patronale. Le MPR a un poids, il a montré sa force. Il faut que tout le monde revienne pour travailler dans le même sens ».H.F.










