Montpellier, témoin du renouveau de la relation entre la France et le continent africain
Initialement prévu en juillet, le nouveau sommet Afrique – France s'est tenu ce 8 octobre à Montpellier, en présence du président de la République, Emmanuel Macron, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (3M). Aucun chef d’État africain, ni les autorités institutionnelles, n'étaient conviés à l’événement dédié à la société civile du continent.
L'Arena de Montpellier a ainsi accueilli 3 000 invités, dont environ 700 jeunes représentants de la société civile africaine. Au total une centaine de jeunes entrepreneurs, artistes, chercheurs, athlètes, étudiants, personnalités engagées d’Afrique et de France assistaient à l’événement pour échanger sur les perspectives et les premières actions concrètes à mener pour le renouveau de la relation entre la France et le continent africain. Autour de cinq grandes thématiques (engagement citoyen, l’entreprenariat et l’innovation, l’enseignement supérieur et la recherche, la culture et le sport). Le chef de l’État a notamment annoncé la création d’un fonds d'amorçage doté de 10 M€ pour soutenir des start-up africaines, dans le cadre de l'initiative Digital Africa. Dans son discours, le président de la République a justifié le choix de Montpellier en évoquant « une Métropole qui porte dans son histoire et sa diaspora les notions d’accueil et de partage. Montpellier n’accueille pas seulement cet évènement, il l’a co-construit.» Appelant à un renouveau entre l'Hexagone et le continent africain, le président Macron a rappelé que « près de sept millions de Français sont intimement et familialement liés à l'Afrique.»
La recherche montpelliéraine mise en exergue
Ce sommet de Montpellier aura permis de donner aussi une belle visibilité à la recherche montpelliéraine. Ce qu’a rappelé dans son discours le maire de Montpellier et président de 3M : « À Montpellier, peut s’ouvrir un nouveau chapitre sur les relations avec l’Afrique. Je pense tout d’abord à nos chercheurs du Cirad et de l’Inrae qui ont contribué à la construction de la ceinture verte, mais aussi aux acteurs culturels et ceux de l’industrie culturelle et créative.» Et de citer le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), intervenant dans 31 des 54 pays du continent africain. Le site de Montpellier regroupe 1 200 salariés (sur un total de 1 600), dont 200 expatriés composés à 60 % de chercheurs africains. En marge du sommet, le Cirad et l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l’environnement ont d’ailleurs annoncé « travailler activement à l’élaboration d'un programme commun de recherche et d'innovation, avec une vingtaine d’institutions africaines sur trois grandes thématiques : l’agroécologie, les ressources naturelles et le changement climatique. »










