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Montpellier : les Verts tendent la main à Mandroux
Suite à un vote (à l’unanimité moins une abstention) lors de leur assemblée générale du 27 mai, les Verts de Montpellier tendent la main à Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour réintégrer les rangs de la majorité municipale.
« Les Verts font de très bons scores à Montpellier, mais ne sont pas représentés, a regretté Christian Dupraz, porte-parole local des Verts, lors d’une conférence de presse, lundi 31 mai. Nous ne voulons pas attendre quatre ans (2014, prochaines élections municipales, ndlr), nous souhaitons agir maintenant. »
« Il faut créer un rassemblement à gauche pour préparer les prochaines élections cantonales et pour créer une alternative en 2012 afin de battre Nicolas Sarkozy, a enchaîné Jean-Louis Roumégas, conseiller municipal et président du groupe des Verts au conseil municipal des Verts. Nous prenons l’initiative de ce dialogue. La balle est dans le camp du maire de Montpellier. » Le porte-parole national des Verts a pointé un « problème de gouvernance terrible » à la Ville de Montpellier, faisant allusion à la guerre que se livrent Georges Frêche et Hélène Mandroux pour la présidence de Montpellier Agglomération.
L’objectif, pour les Verts, est surtout de siéger au conseil communautaire, « où nous retrouvons bon nombre de sujets environnementaux : tramway, déchets, eau… Nous ne voulons pas faire partie de l’exécutif aux côtés de Georges Frêche, mais nous voulons siéger pour participer au débat. »
Des points de divergence
D’après les Verts, qui s’étaient maintenus au 2e tour des municipales en mars 2008, il y a plus de points de rassemblement que de divergences avec les socialistes. Parmi les points de désaccords : le dédoublement de l’A9 et la construction d’un parking souterrain sous la place du Peyrou (pour les deux : Roumégas est contre, Mandroux est pour).
Nicole Moschetti-Stam, vice-présidente de Montpellier Agglomération entre 2001 et 2008, a taclé la politique de l’agglo en matière de déchets ménagers : « Ce qui rentre dans l’usine de méthanisation Amétyst, c’est n’importe quoi. Il faut une pédagogie à l’intérieur des déchetteries. Comment voulez-vous qu’une usine puisse composter et méthaniser des moteurs de machine à laver, de voiture, des cadres de vélo ? Ca bloque le mécanisme, qui pourtant fonctionne. Quand on y met ce genre d’encombrants, les machines sont bloquées et l’on se retrouve quelques jours à l’arrêt, et c’est là que les odeurs arrivent. Il faut booster cette filière (du tri des déchets, ndlr). Aujourd’hui, aucune déchetterie supplémentaire n’a été faite sur l’agglo et au niveau de la collecte, c’est du n’importe quoi. Les gens n’y comprennent plus rien. Alors que la seconde poubelle, dédiée aux produits d’emballage, n’est pas généralisée sur l’ensemble de l’agglo, on rajoute une troisième poubelle. »
Nicole Moschetti-Stam, vice-présidente de Montpellier Agglomération entre 2001 et 2008, a taclé la politique de l’agglo en matière de déchets ménagers : « Ce qui rentre dans l’usine de méthanisation Amétyst, c’est n’importe quoi. Il faut une pédagogie à l’intérieur des déchetteries. Comment voulez-vous qu’une usine puisse composter et méthaniser des moteurs de machine à laver, de voiture, des cadres de vélo ? Ca bloque le mécanisme, qui pourtant fonctionne. Quand on y met ce genre d’encombrants, les machines sont bloquées et l’on se retrouve quelques jours à l’arrêt, et c’est là que les odeurs arrivent. Il faut booster cette filière (du tri des déchets, ndlr). Aujourd’hui, aucune déchetterie supplémentaire n’a été faite sur l’agglo et au niveau de la collecte, c’est du n’importe quoi. Les gens n’y comprennent plus rien. Alors que la seconde poubelle, dédiée aux produits d’emballage, n’est pas généralisée sur l’ensemble de l’agglo, on rajoute une troisième poubelle. »










