Hérault
Aménagement - Urbanisme
Montpellier 2040 : premières assises le 7 mai au Corum

A mi-chemin de la consultation, les architectes chargés du projet urbain Montpellier 2040 vont livrer mardi 7 mai leurs premières conclusions aux Montpelliérains lors d'une soirée d'assises au Corum de Montpellier, a déclaré à la presse, ce jeudi 2 mai, Hélène Mandroux, maire (PS) de Montpellier.
Lancée en décembre à l’initiative de la Ville de Montpellier, cette démarche de prospective urbaine vise à élaborer les grandes orientations urbaines de la capitale languedocienne.
L’équipe d'architectes Secchi-Vigano-Mensia, qui a installé un bureau à Montpellier, à la Maison de la Démocratie (rue de la République), va travailler jusqu’à l’automne.
« Les choix stratégiques de ce travail seront synthétisés dans un document de référence qui servira d’appui à la révision de documents réglementaires : le Plan local d’urbanisme (PLU) à l’échelle de la ville, le Schéma de cohérence territorial (SCOT) à l’échelle de l’agglomération », indique Hélène Mandroux. Ce projet urbain finalisé doit être présenté au conseil municipal en décembre prochain, après de nouvelles assises le 18 octobre.
Cinq ateliers urbains, 1000 participants
Pour Bernardo Secchi, l’un des architectes de l’équipe, le projet urbain doit émerger d’un processus de participation, mais pas n’importe lequel. « Quand on parle de consulter la population, il ne s’agit pas uniquement de demander aux gens ce qu’ils veulent, parce qu’alors, nous avons toujours les même réponses : une crèche à côté de chez eux, des arrêts de bus, mais pas sous leur fenêtre… Il s’agit plutôt de soumettre les habitants à une provocation continue. »
Depuis février, cinq semaines d’atelier urbain ont été organisés, autour de cinq quartiers et suivant cinq thématiques, composés à chaque fois d’une promenade urbaine, de portes ouverts et d’un café urbain. Soit 1000 participants pour les balades urbaines et 80 heures de portes ouvertes.
« Nous avons mis le doigt sur un certain nombre de problèmes, notamment l’absence de perméabilité entre les quartiers, ajoute Bernardo Secchi. Par exemple, nous avons identifié la plateforme ferroviaire entre La Restanque et Saint-Martin. Cet endroit est une barrière, et nous tenons à reconquérir cet espace, en créant un par cet une zone bâtie. » « Notre ambition aujourd’hui est d’anticiper, sur le long terme, pour éviter les problèmes du passé », projette Hélène Mandroux, maire de Montpellier, candidate à sa réélection l'an prochain. Cette étude, elle le reconnaît, sera d’ailleurs un document essentiel pour la prochaine campagne municipale.
En photo : Hélène Mandroux, aux côté de Bernardo Secchi, l'un des trois architectes urbanistes en charge du projet. Il a mené le même genre de travail prospectif à Lille ou encore à Moscou, et est impliqué dans l'élaboration du Grand Paris.










