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Hérault
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Aménagement - Urbanisme
| 5/12/2012

Montpellier 2040 : le débat est ouvert

Le débat pour le projet urbain de Montpellier à l’horizon 2040 s’est ouvert hier soir, mardi 4 décembre, salle Pétrarque à Montpellier. Quelque 200 personnes avaient répondu à l’appel de la mairie d’alimenter une réflexion démocratique sur ce que doit être le Montpellier de demain. Ils étaient certainement curieux aussi d’écouter les premiers éléments dégagés par l’équipe d’urbanistes italiens retenus par la Ville, Bernardo Secchi et Paola Vigano. La salle médiévale en paraissait d’ailleurs ridiculement petite, au regard de l’ambition des élus, Hélène Mandroux (maire) et Michaël Delafosse (adjoint à l’urbanisme) en tête, « d’y associer la population » et de faire de l’urbanisme un « acte aussi démocratique qu'il est technocratique ».
Arrivé plus de 20 minutes en retard, Hélène Mandroux dû d’ailleurs s’improviser « placière » en intimant à son équipe de faire mettre plus de chaises à côté de la tribune, afin que tous ou presque, puissent assister assis à l’intervention.
« La ville, j’arrive à la connaître avec les pieds »
Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que l’équipe retenue a bien l’intention d’écouter les Montpelliérains. « La ville, j’arrive à la connaître avec les pieds, a noté Bernardo Secchi. Moi et mon équipe, nous la pratiquons avec nos corps, nous marchons, rencontrons des habitants. Nous avons déjà mené un certain nombre d’interviews afin d’écouter leurs doléances - pas assez de commerce, ou trop loin de chez eux, par exemple - mais aussi afin de capter leur imaginaire : comment voit-il la ville de demain ? » Voilà en partie ce qui a séduit les équipes municipales parmi les 40 candidatures qu'ils avaient reçu pour ce projet : l’implication de l’équipe Secchi, qui a désormais un pied à terre à Montpellier, pour mieux sentir la Ville, son écoute, sa volonté de créer une Ville que tout le monde soit à même d'utiliser, son absence de certitudes : « Nous mettons sur pied des hypothèses, qui doivent permettre de rendre cette ville plus lisible. Des hypothèses, pas des certitudes. La seule certitude que j’ai c’est mon nom », s’est-il amusé.
L’équipe a un an pour travailler, et rendra ses conclusions à l’automne 2013. Des conclusions et des réflexions qui devront servir de base à la modification du PLU et seront rassemblées dans un ouvrage.

Légende : de gauche à droite, Emmanuel Négrier, directeur de recherche au CNRS chargé d'animer le débat, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, Bernardo Secchi, architecte, Mickaël Delafosse, adjoint à l'urbanisme, Christophe Morales, élu en charge de l'urbanisme à Montpellier Agglo, Hervé Nadal, économiste associé au studio Secchi et Vigano
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