Pyrénées-Orientales
Conjoncture
Michel Serres en VRP de l'espoir à Perpignan
Invité par le Crédit Agricole Sud Méditerranée (siège : Perpignan, 900 salariés) au palais de Congrès de Perpignan pour animer une table ronde sur le thème « Les raisons d’espérer », Michel Serres, philosophe, Académicien et historien des sciences, a tenu en haleine, pendant une heure, les quelque 800 personnes, venues l'écouter.
L’innovation, moteur de la sortie de crise
L’hypothèse de départ de Michel Serres est de considérer la crise comme « un tremblement de terre. » « En situation de crise, on invente un état nouveau qui conduit naturellement à la question de l’innovation. Celle-ci favorise la sortie de crise », explique-t-il. « En 1900, la moitié de la population était agricole. Aujourd’hui, c’est seulement 0,8%. Les notions de temps, de distance, de communication, d’apprentissage ont considérablement évolué avec l’arrivée d’internet, qui accélère sans cesse le mouvement. Nous sommes dans une époque de renaissance, qui donne des raisons d’espérer ! »
Accompagner les forces locales
Les décideurs locaux ont de leur côté décliné égrené des « raisons d’espérer » aux spécificités du territoire : situation géographique, démographie, filières économiques et entreprises, capacité de recherche et développement, institutions,… Une démonstration confortée par Philippe Aveline, le directeur général du Crédit Agricole Sud Méditerranée qui occupe plus de 30% de part de marché localement. Forte de 270 000 clients dont 14 000 depuis moins d’un an, « la banque est un vecteur de progrès tournée vers le long terme » souligne-t-il après avoir indiqué les axes forts d’intervention de l’institution bancaire : la proximité du réseau de décision, embauche de 30 CDI par an, et de nombreux secteurs d’intervention (agriculture, agroalimentaire, logement, économie et EnR, santé et vieillissement).










