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Hérault
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Agri - Agro / Commerce - Artisanat
| 8/10/2020

Malgré la crise, Groupe Barba recrute

S’il a sollicité le dispositif d’activité partielle au plus fort de la crise, Groupe Barba (95 salariés dont 25 à Barcelone, siège à Villeneuve-les-Béziers), spécialisé dans la transformation de produits de la mer, reste actif sur le front du recrutement. Outre l'arrivée cet été de cinq alternants, quatre créations de postes sont prévues d’ici la fin de l’année : responsable logistique, adjoint au directeur de production... « Pendant le confinement, on était derrière au score, aujourd’hui on est devant mais le match n’est pas fini. Il est dur mais on peut le gagner », résume Hervé Barba, co-directeur général et amateur de rugby.

Candidate aux Masters 2020 de La Lettre M du 7 décembre prochain, l'entreprise familiale n’a aucun problème pour importer du thon sashimi de Corée ou des céphalopodes du Pérou mais doit serrer les dents, à cause de la restauration en souffrance, à travers ses clients grossistes français et européens. « Pendant le confinement, l’activité a chuté de plus de 70 % alors qu'en janvier et en février, nous étions respectivement à +30 % et +20 % par rapport à la même période en 2019. A partir de fin avril, les consommateurs ont voulu reprendre du plaisir, manger autre chose que du riz et des pâtes… Et cet été, ils se sont sentis libérés. Ils sont allés au restaurant et ont organisé plus de repas à la maison. Depuis la rentrée, ça diminue. Les gens ne veulent pas prendre de risques en allant au restaurant, consomment chez eux, donc passent par la GMS », détaille-t-il à La Lettre M. Groupe Barba anticipe une baisse de 5 % à 10 % de son CA en 2020 (46 M€ en 2019).

« Limiter les risques »

Concernant son projet de diversification dans les chaussures en cuir de thon, le groupe sera fixé d’ici un mois. « L’usine portugaise va nous envoyer les tarifs des derniers prototypes. Si le prix de revient est trop élevé, ça ne vaudra pas la peine de se lancer », explique le dirigeant de la 5e génération. En parallèle, la PME centenaire se fait accompagner par une consultante en stratégie marketing dans la mode. « C’est un nouveau métier. Les coûts en communication sont élevés dans ce secteur. Nous sommes prêts à investir mais il faut limiter les risques », commente-t-il.

Groupe Barba et son partenaire, un tanneur tarnais, se sont déjà mis d’accord sur le nom de la future structure : Coirada (« pièce en cuir » en occitan). Celle-ci doit proposer, d’ici 2021, des chaussures et accessoires de maroquinerie. « Cela suppose aussi la création d’un site de e-commerce, d’une communauté sur les réseaux sociaux… Le seul profil que nous pourrions recruter, c’est un community manager. Mais dans un premier temps, en bons cartésiens, nous ferons appel à des prestataires externes, le temps que la tempête passe », confie Hervé Barba.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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