L’usine des eaux d’Alet pourrait finalement s’implanter à Alet
Nouveau rebondissement pour l’usine des Eaux d’Alet. Après avoir été envisagée à Limoux, la nouvelle usine pourrait finalement s’installer à Alet. « La cour d’appel de Marseille, qui juge l’affaire de l’annulation du permis de construire de l’usine sur le terrain d’Alet, a débouté l’association « Avenir d’Alet » sur la forme, suite à l’appel du maire d’Alet » annonce Patrice Aguera, le directeur de l’usine. Selon lui, la cour d’appel doit juger d’ici la fin de l’année l’affaire sur le fond. « Si ce jugement sur le fond est favorable au maire d’Alet, Olivier Sadran, le PDG, a décidé de construire l’usine à Alet. Sinon il poursuivra le projet d’implantation à Limoux. Aujourd’hui, nous avons toutes les autorisations pour lancer la construction à Limoux ». Olivier Sadran a adressé un courrier à l’ensemble des élus concernés et à la préfecture pour les informer de sa décision.
Les travaux de construction à Limoux en attente
Les travaux de construction d’une nouvelle usine de 3 000 m2, qui devaient démarrer à Limoux en novembre, sont donc retardés en attendant les conclusions du jugement en appel. Patrice Aguera rappelle que, « pour l’implantation à Alet, nous avions obtenu l’ensemble des autorisations des instances administratives. Nous avons répondu en tous points aux attentes des Bâtiments de France afin que notre projet n’impacte pas le paysage local, sous réserve d’un aménagement paysager spécifique, générant un surcoût de 1,6 M€ sur un projet d’environ 6 M€ ». La société a aussi investi près de 400 000 € pour faire passer les tuyaux d’eau. Le tribunal administratif de Montpellier avait débouté les Eaux d’Alet suite au recours de l’association « Avenir d’Alet » en 2008. Face aux nombreux recours auxquels a dû faire face la société, Olivier Sadran n’a pas souhaité faire appel, au risque de perdre quatre à cinq ans supplémentaires. Il s’est alors orienté vers une nouvelle implantation à Limoux, avec l’appui des élus locaux. Le projet a obtenu 1,1 M€ de subventions de la Région L.-R. et de l’Etat, mais aussi du conseil général au titre de l’aménagement routier.
Le feuilleton de l’implantation de l’usine des Eaux d’Alet va donc peut-être trouver une issue d’ici la fin de l’année.










