L'urgence climatique au cœur du nouveau schéma touristique héraultais
Hérault Tourisme se dote d’un schéma 2022-2028 « de crise » face aux effets du changement climatique sur une activité représentant près de 40 000 emplois et un CA annuel de 1,7 Md€. « Il faut protéger ce moteur économique et social, insiste Michelle Cassar, présidente. Il ne suffit plus de l’améliorer, il faut l’adapter. » À commencer par le littoral qui draine 70 % de la fréquentation touristique et sur lequel est installée la majorité des campings, soit deux tiers des hébergements du département. « Le niveau de la mer va augmenter d’un mètre à horizon 2100, rappelle Jean-Louis Gely, vice-président du conseil départemental chargé du tourisme. Il faut travailler à des solutions. » Autre priorité, la décarbonation des mobilités.
« Cela nécessite d’accélérer la continuité des itinéraires cyclables, de proposer davantage de parcours sans voiture, de développer l’offre ferroviaire et intermodale », indique l'élu. Le développement de l’œnotourisme, qui fait partie des filières prioritaires avec les loisirs de nature et la fréquentation des Grands sites, doit aussi permettre « de densifier le tourisme dans les terres », poursuit-il. Mais il ne sera possible de répondre à tous ces enjeux que si « ce tourisme est accepté par tous, prévient Jean-Louis Gely. Si on n’y prend pas garde, il peut y avoir des mécanismes anti-tourisme qui se développent et cela peut mettre à mal des dispositifs sur lesquels les collectivités se sont parfois beaucoup investies. Il faut associer les habitants, si possible dès l’élaboration des stratégies. »










