L'Unis à la rencontre des acteurs du logement toulousain
Dans l'optique des prochaines échéances présidentielles, une délégation nationale de l'Unis (union des syndicats de l'immobilier) a rencontré élus et acteurs locaux du logement et de l'habitat ce 22/9 à Toulouse. Thème retenu pour cet échange : « Pour une politique du logement et de l'habitat plus agile localement ». Autour de Janine Redon, présidente de l'Unis Midi-Pyrénées (67 adhérents), et de Christophe Tanay, président national, Franck Biasotto, adjoint au maire de Toulouse en charge du logement et président de l'office public HLM Habitat Toulouse, Jean-Michel Fabre, vice-président du conseil départemental de la Haute-Garonne et président de l'USH (union sociale de l'habitat) de Midi-Pyrénées ou Thierry Dumas, premier vice président de la CCI de Toulouse, ont pu exposer leur vision et leur stratégie respective en terme de politique de la ville.
Première préoccupation de ces différents intervenants, le coût élevé des opérations de réhabilitation. Un frein selon eux à l'adaptation du parc social aux enjeux liés à l'efficacité énergétique ou au maintien à domicile des personnes âgées. « 37 % de nos locataires ont plus de 65 ans, rappelle Franck Biasotto en évoquant la mise en place du label Senior Habitat Service par Habitat Toulouse. Une démarche destinée à soutenir l'adaptation des logements sociaux aux attentes de cette clientèle. mais pas seulement. « Il s'agit également de réhabiliter des logements vacants ou en mauvais état afin d'accueillir les 9.000 personnes qui arrivent à Toulouse chaque année », avance Thierry Dumas. Autre défi, la rénovation des résidences. Toujours selon Franck Biasotto, 454 copropriétés dégradées de plus de 50 lots sont recensées sur le territoire de Toulouse Métropole. Un défi supplémentaire pour les gestionnaires en charge du parc social. Un constat partagé par Jean-Michel Fabre à l'échelle du département de la Haute-Garonne et de l'ex-MP : « En matière de logements adaptés pour les seniors, nous sommes bons pour améliorer le confort thermique en hiver, mais mauvais pour travailler sur le confort d'été. Nous ne savons pas faire. » Des réflexions qui serviront à élaborer une plateforme de propositions spécifiques aux besoins des habitants de chaque région.










