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Haute-Garonne
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Institutions / Transports - Logistique
| 10/02/2022

L'opposition met en garde sur la ZFE de Toulouse

L'opposition a réclamé lors du conseil métropolitain du 10 février des mesures d'accompagnement en prévision du lancement de la ZFE-m (zone à faibles émissions-mobilité) de Toulouse le 1er mars prochain. « Il ne faudrait pas que la ZFE constitue un obstacle à la mobilité. Elle ne peut se concevoir qu'avec des mesures d'accompagnement. Il ne faut pas laisser de citoyens au bord de la route », a déclaré Karine Traval-Michelet, maire socialiste de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole chargée de l’habitat et du logement. Un avis partagé par Pierre Lacaze, élu du Groupe Toulouse Métropole solidaire de la gauche démocrate et républicaine. « Pendant huit ans, nous sommes restés sans projet structurant en matière de transports en commun, a-t-il regretté. Nos concitoyens ont donc pris la voiture. Aujourd'hui, c'est la double peine. » Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, a en revanche défendu ce dispositif qu'il juge vertueux et susceptible de « mettre à l'abri des milliers de Toulousains exposés directement aux nuisances de la pollution à cause de la circulation automobile ».

Des mesures progressives
La ZFE-m couvrira un périmètre intégrant toute la partie de Toulouse ceinturée par le périphérique et s’étendant vers la rocade ouest et les communes de Tournefeuille et Colomiers. Les professionnels utilisant les véhicules les plus polluants, munis d’une vignette Crit’air 5 ou non classés, seront les premiers concernés par cette interdiction de circulation. Le 1er septembre, les restrictions s’appliqueront aux poids lourds et véhicules utilitaires certifiés Crit’air 4, puis aux particuliers et utilisateurs de deux roues motorisés équipés de vignettes 4, 5 et non classés, à partir du 1er janvier 2023. En 2024, seuls les véhicules munis d’une vignette Crit’air 0, 1 et 2 pourront circuler au sein de la ZFE-m. Des aides financières au renouvellement des véhicules les plus polluants seront proposées par la collectivité aux particuliers et aux professionnels : de 600 € pour l’achat d’un vélo à 5 000 € pour celui d’une voiture et jusqu’à 10 000 € pour l’achat d’un camion.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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