Logements neufs : un léger regain d’optimisme sur le marché toulousain
Malgré un nouveau recul de près de 20 % des ventes dans l’aire urbaine de Toulouse, avec 1 312 logements commercialisés au premier semestre, le marché du neuf présente quelques signaux positifs selon les données présentées par l’ObserveR de l’immobilier toulousain le 9 septembre. « Si les volumes restent globalement bas, les mises en vente progressent de 2 % sur un an avec 1 620 unités, et les ventes nettes – hors ventes en bloc – sont en hausse de 12 % », explique Mickaël Merz, président. Autre motif d’optimisme sur un marché qui reste loin des niveaux observés entre 2016 et 2023 : le retour des investisseurs, avec des transactions en hausse de 43 % sur ce segment, soit 497 logements neufs commercialisés en six mois.
Toulouse, moteur du marché
Le président de l'ObserveR pointe par ailleurs le léger regain de l’activité dans la Ville rose observé au premier semestre, même si ce dernier reste mesuré. Avec 1 195 unités, les mises en vente progressent de 29 % par rapport à 2025 et de 46 % par rapport à 2024. Les ventes au détail sont également en hausse de 36 %, avec 784 logements neufs commercialisés, tandis que les ventes à investisseurs bondissent de 110 %. « La ville de Toulouse a porté 75 % des mises en vente de ce semestre, commente Mickaël Merz. Ces volumes se rapprochent des chiffres connus aux premiers semestres 2020 à 2023. » Côté offre, avec 1 767 biens à la vente à Toulouse, les stocks sont en hausse de 12 % sur les six premiers mois de l’année mais ils reculent de 2 % au niveau de l’aire urbaine.
Des prix stables
Conséquence de ce marché encore globalement atone : les prix de vente des logements neufs restent stables sur un an à 4 485 €/m2 dans l’aire urbaine et à 4 839 €/m2 à Toulouse. Autre constat : le déploiement progressif de nouveaux dispositifs - Jeanbrun, bail réel solidaire (BRS), logement locatif intermédiaire (LLI) commence à faire effet. « Sans pouvoir retrouver les volumes de vente à investisseur de l’époque Pinel, ces moteurs de commercialisation s’installent dans le paysage des commercialisations neuves, poursuit Mickaël Merz. Par ailleurs, les volumes de vente ne sauraient revenir au niveau des années précédentes, compte tenu également de la forte diminution de l’alimentation du marché en nouveaux logements ces trois dernières années. »











