L’Observer, « température réelle et température ressentie »
Le président de l’Observer et de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), Patrick Saint-Agne, a utilisé cette image météorologique pour commenter les chiffres, positifs pour la promotion privée, des ventes sur l’Aire Urbaine de Toulouse au 1er semestre 2013 alors que « le fond de l’air » selon les promoteurs est plutôt frais. A moins que... Les chiffres apportés par les promoteurs eux-mêmes ne correspondent pas à la réalité... Mais, qui peut oser penser une telle chose.
1 595 ventes directes au 1er semestre. C’est donc une augmentation de 19,4 % par rapport au 1er semestre 2012. Ces chiffres qui semblent encourageants masquent une réalité, la baisse, - 2,8 %, des ventes à occupants qui sont pour les promoteurs l’indice le plus efficace sur l’état du marché. La croissance des ventes s’explique surtout par le retour des ventes aux investisseurs, + 37,7 %, soit 1 008 ventes. Forte augmentation aussi des ventes en PSLA (ventes aux promoteurs sociaux pour la location-accession à la propriété) qui affichent une croissance de 165 % soit 355 ventes. Ces dernières ne sont pas comptabilisées en ventes directes par les promoteurs privés. Voilà donc des chiffres « certains » qui masquent une réalité plus incertaine.
Autres indicateurs plus préoccupants. Toujours sur le même périmètre géographique et la même période, on peut noter : le recul des mises en vente, 2 649 contre 2 990 (-11,4 %) ; le retrait des opérations, 375 contre 211, + 77,7% ; l’augmentation des stocks qui représentent 11,3 % de l’offre commerciale ; l’allongement des délais de vente (12 mois en moyenne par opération). Enfin, le nombre de recours contre les projets immobiliers a enregistré aussi une croissance importante ce qui, au mieux, retarde les mises en chantier. Les prix, quant à eux, restent stables, autour de 3 273€/m² (hors parking).
Toulouse, Toulouse, Toulouse. Les promoteurs privés privilégient la capitale métropolitaine pour leurs programmes. Ils plaident aussi pour qu’ils puissent construire davantage de T2. Par ailleurs, les Zac attirent 22 % de la construction de logements.
L’espoir. Patrick Saint-Agne estime le potentiel de construction en rythme de croisière de l’Aire Urbaine à 5 000 logements par an. Le dynamisme économique, les taux d’intérêt bas et le Salon de l’Immobilier du 4 au 6 octobre prochain sont des moteurs qui alimentent cet optimisme.










