L'Isae-Supaéro accompagne ses étudiants sur la voie de l'entrepreneuriat
L'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Isae-Supaéro) a accueilli ce 31/3 à Toulouse cinq jeunes startuppeurs fraîchement diplômés venus présenter leurs sociétés innovantes. L'occasion pour l'établissement de faire le point sur sa stratégie de promotion et d'accompagnement de l'entrepreneuriat chez ses étudiants. La démarche, lancée en septembre 2015, a d'ores et déjà séduit 50 étudiants, qui planchent sur 12 projets innovants.
Olivier Lesbre, directeur général de l'Isea-Supaéro, l'assure : après l'ère de l'ingénieur intégré à un grand groupe et de l'ingénieur-chercheur vient celle de l'ingénieur-entrepreneur. « C'est une évolution que nous analysons depuis quelques années, explique-t-il. Nous souhaitions accompagner ce mouvement en créant un parcours de formation dédié. » Ce parcours, constitué d'une semaine de sensibilisation en première année, de 130 heures de cours en deuxième année et de 220 heures de cours en troisième année, s'adresse à tous les étudiants de l'école intéressés par la création d'entreprise. Certains créeront à terme leur propre société et d'autres pas. Mais dans tous les cas, ils apprendront. « Dès la première année, nous faisons passer le message : "Si vous avez des idées, dites-le, car nous sommes là pour vous aider", explique Philippe Girard, membre du corps enseignant en charge de ce nouveau volet pédagogique. Et on s'aperçoit que cela fonctionne. Cette initiative a un succès fou. » De la définition du modèle économique au prototypage en passant éventuellement par le dépôt de brevet, l'aventure se poursuit jusqu'aux portes de la création d'entreprise. « Certains créateurs entreront ensuite dans l'un des incubateurs de la région », précise Philippe Girard. Avant que l'Isae-Supaéro ne crée son propre incubateur ? Interrogé à ce sujet, Olivier Lesbre indique que le projet n'est pas (encore) à l'ordre du jour. « l y a déjà à Toulouse plusieurs incubateurs, rappelle-t-il. Il n'y a pas de manque en la matière. Mais évidemment, compte tenu du volume de projets qui sont susceptibles de sortir de chez nous dans les prochaines années, on peut se poser la question. Créer notre propre incubateur pourrait avoir du sens. » Et si, au terme de cursus, les étudiants renoncent finalement à monter leur propre start-up ? Pour Philippe Girard, l'enseignement n'aura dans tous les cas pas été vain. « Les grands groupes, à l'image d'Airbus, sont de plus intéressés par des profils d'ingénieurs disposant d'une culture start-up », assure-t-il.










