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Région Occitanie
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Aéronautique et spatial
| 4/02/2020

L’IRT Saint-Exupéry se rapproche de l’Onera

« On ne va pas fusionner les deux entités. L’IRT Saint-Exupéry ne va pas être absorbée par l’Onera. » Geneviève Fioraso, présidente de l’institut toulousain de recherche technologique dédié au secteur aéronautique et spatial, résume, dans une formule, l’importance stratégique de l’accord-cadre qu’elle signe le 4 février à Toulouse avec l’Onera, centre français de recherche aérospatiale : « Ce n’est pas le contrat du siècle, mais c’est un partenariat de bonne intelligence. » Les deux entités souhaitent en effet formaliser une collaboration nouée de façon tacite depuis plusieurs années. Elles envisagent de travailler de concert sur cinq grandes thématiques de recherche : l’optimisation multidisciplinaire, l’intelligence artificielle hybride, les sources électriques pour l’aviation, les systèmes embarqués, mais aussi les matériaux, structures et procédés. « L’idée est de se mettre en ordre de marche de façon coopérative et distribuée, sans redondance, en jouant de nos complémentarités », indique Geneviève Fioraso.

La question des financements
Avec, en filigrane, la volonté de peser davantage lors des phases de recherche de financements. « Nous nous donnons les moyens d’être force de proposition ensemble », confirme Bruno Sainjon, PDG de l’Onera, qui précise toutefois que « le mot “euro” n’apparaît pas dans l’accord-cadre ». Autrement dit, les budgets des deux structures – respectivement 236 M€ par an pour l’Onera et 40 M€ par an pour l’IRT Saint-Exupéry – resteront parfaitement étanches. Quant aux investissements qui, à l'avenir, seraient réalisés conjointement par les deux entités, ils seraient « localisés là où c’est le plus pertinent », prévient Denis Descheemaeker, DG de l’IRT.

L’IRT Saint-Exupéry fait travailler 350 personnes dans cinq sites. Dans la Ville rose, il est implanté sur 11 000 m2 au sein du bâtiment B612. Il dispose également de locaux à Montpellier (34), Bordeaux (33), Sophia-Antipolis (06) et Montréal (Québec). L’Onera emploie quant à lui 1 965 personnes, dont plus de 400 en Occitanie, à Toulouse et Mauzac (31).

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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