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Hérault
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Hôtellerie - Restauration
| 12/05/2021

L’hôtellerie montpelliéraine résiste bien à la crise

Bien qu’impactée par la crise sanitaire, l’offre hôtelière dans l’agglomération montpelliéraine a globalement mieux résisté que dans bon nombre de métropoles de taille similaire, en France et à l’international. Selon un baromètre 2020 réalisé par le cabinet de conseil In Extenso et STR*, le revenu par chambre disponible (RevPAR) dans la métropole de Montpellier a reculé de 42 % entre décembre 2019 et décembre 2020. À titre de comparaison, il a baissé de 57 % à Cardiff, de 69 % à Séville ou encore de 72 % à Munich. À l’échelle de l’Hexagone, Montpellier s’en sort relativement bien également, avec un taux d’occupation moyen sur 2020 de 34 % (- 49,6 % sur un an), contre 33 % en moyenne dans les métropoles françaises.

Les établissements super économiques et haut-de-gamme plus épargnés
Au sein du parc hôtelier (hôtels et résidences) de la métropole de Montpellier, les établissements dits « super économiques » (petits budgets) et haut-de-gamme se sont mieux tenus que le milieu de gamme. Aussi bien en termes de RevPAR – recul de 37 % pour l’offre super-économique et – 49,4 % pour le haut-de-gamme, contre – 57,1 % pour le milieu de gamme - que de taux d’occupation - baisse de 37 % pour le super-économique et – 52 % pour le haut-de-gamme, contre – 56 % pour le milieu de gamme. Si l’on distingue l’hôtellerie traditionnelle des résidences hôtelières, le baromètre In Extenso/STR révèle un impact plus limité de la crise sanitaire sur les résidences. « Cela s'explique notamment par le fait que la distanciation sociale est plus facile à respecter dans ce type de logements (appart hôtel…, NDLR), précise Grégory Fortems, consultant chez In Extenso. Dans les résidences, il y a souvent des étudiants et jeunes travailleurs qui tirent vers le haut les taux d’occupation », ajoute-t-il, Ainsi, le RevPAR dans ces résidences ressort à 26 € en moyenne, en repli de 40,5 % sur un an, contre 25 € pour les hôtels, en baisse de 50 %.

Reprise progressive
Côté perspectives, Grégory Fortems estime qu’il n’y aura « pas de vraie reprise avant la fin de l’année 2021. Le rebond se fera d’abord sur les entrées de gamme, l’offre hôtelière économique et les résidences, mais aussi sur la catégorie supérieure et luxe ». Plus affecté par la pandémie, le milieu de gamme risque donc d'être aussi le dernier segment de l'offre hôtelière à profiter de la reprise économique.

* Division du groupe CoStar spécialisé dans les données de l’industrie hôtelière.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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