L'Établissement public foncier (EPF) d'Occitanie sur les rails
Le ministère du Logement annonce (le 8/5) l'élargissement des Établissements publics fonciers (EPF) de Poitou-Charentes et de Languedoc-Roussillon aux territoires des régions d'Occitanie et de Nouvelle Aquitaine, jusqu'ici non couverts par ce type de structures. Deux décrets publiés le 7/5 modifient les statuts de ces deux EPF qui deviennent les EPF de Nouvelle-Aquitaine et EPF d'Occitanie.
« La mise en place des deux établissements publics fonciers permettra aux nouveaux territoires concernés d’être accompagnés, techniquement et financièrement, dans la mise en œuvre de leurs projets d’aménagement, en particulier en matière de logement social, de revitalisation des centres bourgs, de prévention des risques et de lutte contre l’étalement urbain. L’action sur les territoires déjà couverts des anciennes régions Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon, se poursuivra avec le même niveau de qualité et d’engagement que précédemment, indique le ministère dans un communiqué. Les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie se caractérisent par un un fort dynamisme démographique. Elles présentent plusieurs grands profils de territoires dans lesquels différentes problématiques foncières se posent ».
Le ministère pointe également plusieurs particularités propres à ces deux régions. Des territoires littoraux très attractifs devant faire face à la rareté du foncier qui renchérit son prix et entrave l'atteinte des objectifs de mixité sociale ; des métropoles qui bénéficient d'une forte attractivité qui en font des territoires de choix pour le développement du logement et le portage de projets urbains ; des villes centres d'agglomérations souffrant directement des trente années de périurbanisation (perte de population, peu de renouvellement des offres, …) ; des villes moins importantes qui doivent reconquérir un dynamisme et qui sont souvent confrontées à des enjeux de préservation des espaces agricoles ou naturels ; des centres bourgs ruraux qui sont parfois confrontés à une déqualification et qui nécessitent une politique forte de revitalisation.










