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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 15/04/2013

Les vins du L.-R. poursuivent leur revalorisation

« Les indicateurs passent au vert les uns après les autres », se réjouit Jérôme Villaret, délégué général du Comité interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL). Alors que démarre la semaine du millésime (du 15 au 21 avril, au château Les Carasses à Quarante, appellation Saint-Chinian), le CIVL publie les derniers chiffres relatifs aux appellations régionales, et ils sont bons, expliquant les déclarations entousiastes de M. Villaret. Ainsi en grande distribution, si les ventes ont légèrement reculé en 2012 (- 0,6 % à 43,4 M équivalent cols), la valeur en euro a augmenté de 3,4 % à 130,5 M€ et le prix en euro par col a lui augmenté de 5 % en deux ans, passant de 3,12 € à 3,39 €. En effet, la progression la plus dynamique concerne les tranches de prix entre 4-5 € et 5 € la bouteille : + 6 %. La baisse des volumes est structurelle et se fait sur les entrées de gamme. Le marché vrac présente également une belle progression : + 23 % en deux campagnes pour atteindre le prix de 104,44 €/hl.
Progression à l'export
À l’export, les AOC connaissent une belle progression : en 2012 le CA a augmenté de 14 % (contre 7 % l’année précédente) et les volumes de 7 %. « Ces bons résultats sont liés à la hausse des ventes en valeur au Canada, en Chine, aux Etats-Unis et au Japon, indique le CIVL. La Chine et les Etats-Unis sont en tête des meilleures progressions (+ 37 % et + 47 %). On constate par ailleurs une reprise des marchés matures (Belgique, Allemagne et Pays-Bas). » Ainsi les pays tiers représentent 43 % des volumes pour 55 % de la valeur. Le L.-R. est la première région exportatrice française de vins (AOC + IGP) avec 3 371 000hl soit 450 M de cols. « La petite récolte nous aide dans nos objectifs de revalorisation, notamment sur le vrac, note Christophe Jammes, du service économie au CIVL. On a signé en début d’année beaucoup de contrats sur les rosés, moins chers qu’en Provence, et le Picpoul, qui vient d’obtenir l’appellation, est quasiment intégralement vendu avant même d’être produit. La suite du combat, c’est de continuer cette progression afin de rejoindre les coûts de revient : au moins 120 €/hl. » « Les grandes réformes menées dans le vignoble languedocien commencent à payer, insiste Jérôme Villaret. Le Languedoc qui gagne est en train de naître. »
Légende : Les vignes du Minervois dans le soleil couchant. Le Minervois est l'une des appellations pour laquelle le travail de revalorisation paie : l'hectolitre s'échange autour de 100 €, contre 75 € il y a seulement trois ans.
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