la lettre M

Région Occitanie
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Communication - Médias
| 12/05/2020

Les professionnels de la communication s’unissent pour changer les pratiques

Une boîte à idée destinée à améliorer les relations entre les annonceurs, publics et privés, et les agences de communication et design & stand. C’est ainsi que Julien Roset, dirigeant de l’agence de communication héraultaise Just Happiness (Grabels) et président de l’Union des conseils en communication du Grand Sud (UCC, 65 agences, Occitanie et Paca), présente le manifeste lancé par l’UCC Grand Sud et l’association Leads, les Agences de design et stand (Saint-Thibault-des-Vignes – 77). Disponible sur le site https://lacomsemanifeste.fr/, ce document vise à mettre un terme aux mauvaises pratiques de certains annonceurs qui nuisent au bon fonctionnement des agences de communication, voire menacent leur survie. « Ce n’est pas nouveau, mais notre principal cheval de bataille c’est la rémunération des compétitions lancées par les annonceurs », indique Julien Roset. Un objectif d’autant plus crucial en cette période de crise du Covid-19 qui impacte durement le secteur. En moyenne, le coût des compétitions non rémunérées auxquelles répondent les agences représente 5 à 10 000 €. En France, leur coût total est estimé à 1 Md€. Un montant supporté par les agences et par l’environnement. » Pour les agences de design & stand, le coût de ces compétitions non rémunérées représenterait en moyenne 6 % de leur chiffre d’affaires, ajoute Michel Bezayrie, président de Leads France.

Agir sur les appels d'offres
Autre cible des professionnels du secteur : les appels d’offres trop ouverts. « L’appel d’offres n’est pas une obligation y compris pour les acteurs publics si le montant du marché est inférieur à 40 k€ HT »​, rappelle Pierre Niergue, co-gérant de l’agence montpelliéraine Wonderful. Et d’ajouter : « L’appel d’offres n’est pas le meilleur moyen pour choisir son agence, il ne permet pas de juger de l'agilité d'une agence, de sa capacité à réagir rapidement. L’appel d’offres c’est un coup de drague, après il y a le mariage. ». Dans un contexte d’après Covid, certaines agences redoutent une « véritable guerre avec des acteurs qui ont besoin de trouver du chiffre d’affaires et se retrouvent confrontés à des choix inacceptables ». Pierre Niergue se souvient : « J’ai déjà dû répondre à une compétition importante pour moi, dont le coût a représenté 40 k€. Nous avions les moyens de les investir pour y répondre mais ce n’est pas le cas de toutes les agences. » L’une des solutions serait de fixer un nombre maximum d’agences pouvant participer à un appel d’offres ou à une consultation, initié(e) par un acteur public ou privé, afin d’avoir les moyens de toutes les rémunérer. « Nous avons mis en place la règle de trois : pas plus de trois agences consultées », indique Olivier Jimenez, directeur de l’agence de design Himalaya (Nîmes) et responsable communication de Leads France. « Actuellement, nous entendons beaucoup parler de RSE (responsabilité sociale et environnementale, NDRL), de monde de demain, plus responsable : eh bien, démarrons maintenant ! », suggère Julien Roset.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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