Les meublés de tourisme doivent rentrer dans le rang selon l'Umih
Jacques Mestre, président de l’Umih 34, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme, le 9 avril, à propos des inégalités de traitement constatées entre les loueurs de meublés touristiques et les professionnels de l’hôtellerie. Appuyé par Laurent Duc, président national de l’Umih Hôtellerie, Jacques Mestre insiste sur la nécessité de la part des collectivités d’imposer le changement d’usage des logements en cas de plus de 120 jours de location touristique par an, ainsi que sur la mise en place d’un numéro d’enregistrement.
Selon les données de la société Trackeet, l’Hérault compte 206 hôtels classés (8 340 chambres) contre 60 345 annonces actives sur les différents sites internet de location de meublés. A Montpellier, 38 hôtels sont recensés (2 417 chambres) et 8 495 annonces de meublés de tourisme (12 919 à l’échelle de la Métropole de Montpellier). La taxe de séjour reversée par le site Airbnb dans l’Hérault représente 648 k€ en 2018. « Or, en moyenne, seuls 15 % des meublés de tourisme déclarent leur revenu au fisc, alerte Laurent Duc. Qu’est-ce qu’on attend pour aller chercher la taxe ? il faut demander un numéro d’enregistrement, récolter la taxe ou mettre des amendes civiles à défaut. Je ne pense pas que les maires souhaitent que leur centre-ville se transforme en meublés de tourisme et ne loge plus d'habitants. » Max Levita, vice-président en charge des finances à la métropole de Montpellier, indique que l’obligation de changement d’usage va être prochainement votée en conseil.










