Les finances des collectivités locales du L.-R. « respectent les fondamentaux », d’après Dexia

Les fondamentaux des finances des collectivités locales du L.-R. sont « très bons », d’après Dexia. Jean-Claude Depoisier, président de la FFB L.-R. (au centre sur la photo), Olivier Ferrandis, directeur régional de Dexia (à gauche) et Thierry Lorillon, président de la FRTP L.-R. (à droite), ont présenté mercredi matin à Montpellier la note régionale sur les finances locales du L.-R. et les enjeux et perspectives du BTP en L.-R. « Les collectivités du L.-R. sont bien gérées, elles ont une vraie capacité à investir, sous réserve de maîtriser leur dépense de fonctionnement et d’avoir accès au crédit. Mettre le frein sur l’investissement serait dramatique. » Chaque année, 7 Md€ de travaux impactent le BTP régional. Sur cette enveloppe, 2,4 Md€ viennent des collectivités.
L’Hérault cumule 45 % de la valeur ajoutée des entreprises du L.-R.
« L’évolution des droits de mutation, plutôt favorables en 2010 et 2011, a permis aux conseils généraux de compenser les charges liées aux transferts de compétence, a détaillé Olivier Ferrandis. Mais il y a des inquiétudes pour 2012. » La taxe d’habitation se situe en moyenne à 346 €/habitant (+ 4,9 %), au lieu de 272 €/habitant au niveau national. La taxe sur le foncier bâti est de 478 € (+ 4,9 %). Autre enseignement : l’Hérault représente 45 % de la valeur ajoutée des entreprises régionales (CVAE), dont 26 % pour Montpellier Agglomération. Le Gard dégage 26 %, les P.-O. 16 %, l’Aude 11 %, la Lozère 2 %. Les dépenses de fonctionnement des collectivités ont augmenté de 6,7 % entre 2003 et 2010 (+ 5,6 % en France). Les dépenses d’actions sociales des collectivités s’élèvent à 30 % (567 €/habitant dans l’Hérault, au lieu de 450 € en France) et les dépenses de personnel à 34 %.
Comme Christian Saint-Etienne ce mardi lors de l’AG à la FRTP L.-R., Olivier Ferrandis a pointé du doigt la hausse des effectifs dans les collectivités locales : « L’Etat supprime 20 000 postes par an, mais les collectivités en créent 30 000. C’est un vrai sujet. Même hors transfert de compétences, les effectifs dans la fonction publique territoriale (communes, conseils généraux, Région, groupements, autres - Sdis…) ont continué de croître de façon assez importante. »
Bon niveau d’autofinancement des collectivités en L.-R.
Il s’est par contre félicité du niveau d’autofinancement des collectivités locales du L.-R., « plutôt élevé. Il a progressé de 4 % en moyenne annuelle entre 2003 et 2010, avec une nouvelle amélioration en 2011. L’autofinancement de la Région L.-R. est de 644 € brut par habitant, au lieu de 598 € brut au niveau national. C’est positif : l’autofinancement permet d’investir et de rembourser sa dette. »
Ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu les perspectives sombres des prochaines années : « Compte tenu ratios prudentiels et de la crise des liquidités, de plus en plus de banques se retirent du financement des collectivités locales. Le besoin collectivités locales est de 22 Md€ par an. Compte tenu du retrait de la plupart des banques, y compris Dexia, on estime le différentiel entre les besoins et les prêts accordés à 10 Md€. On est dans une problématique structurelle. 2012 va être une année compliquée. Mais heureusement, ici, les collectivités ont des capacités d’autofinancement élevées. »
Olivier Ferrandis a enfin insisté sur la sensibilité de la moindre variante. Par exemple, si les frais de personnel n’augmentent que de 1,8 %, au lieu de 2,8 %, sur la période 2012-2014, les collectivités locales du L.-R. pourront investir 317 M€ en plus.










