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Région Occitanie
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Viticulture
| 7/11/2018

Les États-Unis, eldorado pour les vins d'Occitanie ?

Une mission vin de prospection États-Unis/Canada s’envole pour New York, le 25 février 2019. Organisée par le pôle vin de l’agence économique régionale Ad’Occ sur deux jours, elle emmène une trentaine de producteurs viticoles de la région à la rencontre de soixante acheteurs américains et canadiens. Présente le 6 novembre à Béziers sur le salon des équipementiers agricoles Dionysud, l’agence Ad’Occ présentait ce dispositif et proposait les dernières places disponibles. « Le ratio sera de deux acheteurs pour un producteur, ce qui est une belle opportunité », insiste Laurent Weinberg, responsable du secteur Amérique et qui a récemment rejoint l’agence Ad’Occ. Les États-Unis sont le premier pays consommateur de vin au monde, « mais il est aussi le quatrième pays producteur, rappelle-t-il. Les vins importés représentent 26 % de la consommation américaine » .Les producteurs de la région doivent donc se tailler leur part dans ce quart de la consommation.

Valorisation
« Les États-Unis sont le pays où les vins d’Occitanie sont les mieux valorisés, à environ 3€ par bouteille, contrairement à des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas », poursuit le représentant de l’agence Ad’Occ. Quand les volumes de vins exportés au États-Unis progressent de 24 % au niveau français entre 2015 et 2017, ils progressent de 40 % pour les exportations occitanes. Côté valorisation, elle est de +51 % au niveau régional, contre +19% au niveau français. « Les vins d’Occitanie sont considérés outre-Atlantique comme le meilleur rapport qualité-prix. C'est un marché pour les vins premiums », insiste Laurent Weinberg. Reste à parvenir à pénétrer un marché du vin tout de même compliqué car divisé en trois catégories : l’importateur, le distributeur et le détaillant. Les États américains sont soit des « open states » qui laissent le marché du vin aux acteurs privés - « et qui sont les marchés à cibler », estime Laurent Weinberg – , soit, vestiges de la prohibition obligent, des « control states », comme 17 États américains ou comme le Canada, où l’État est au minimum le détaillant.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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