Les entrepreneurs des TP pointent les effets pervers des clauses d'insertion sur les grands chantiers
Ce mardi 16, Carole Delga, présidente de Région LRMP, « salue les jeunes embauchés dans le cadre de contrat d'insertion », lors d'une visite du chantier de la nouvelle autoroute A9 (Vinci Autoroutes, investissement : 800 M€) à Montpellier. « Chaque chantier important doit mettre en place des aides à l'insertion. » Côté entrepreneurs, ce n'est pas le même enthousiasme. « Les clauses d'insertion créent de la précarité, estime Jean-Michel Buesa, patron de Buesa Frères (TP, Béziers) et représentant du LR à la commission économique de la FNTP. Dans une conjoncture difficile, le fait, pour les entreprises, d'être obligé, sur un nombre croissant de marchés, de réserver à l'insertion entre 5 % et 7 % d'heures travaillées, les empêche d'embaucher en CDI. On doit penser au chantier d'après, où il y aura aussi une clause d'insertion à respecter... et si on recrute le personnel en insertion, il n'est plus en insertion ! Ca ne veut pas dire qu'on n'est pas satisfaits de former. Mais on est frustrés de ne pas pouvoir transformer ces heures d'insertion en CDI. » Autre effet pervers de la clause d'insertion, d'après Jean-Michel Buesa : « Des métiers d'entrée à la profession, comme aide-géomètre, chauffeur de compacteur ou manoeuvre, ont disparu à l'embauche, car les entreprises les dédient à l'insertion. »










