Le tourisme résiste de façon inégale au Covid-19, selon le directeur du CRT
« Si on revient trois mois en arrière, c'est une situation plus qu'heureuse mais ce n'est pas vrai pour tout le monde. » Pour Jean Pinard, directeur général du Comité régional du tourisme (CRT) Occitanie, qui s'appuie sur une enquête auprès de plus de 3 000 professionnels, le secteur touristique résiste à la crise du Covid-19 de façon inégale en cette période estivale.
Dans la campagne et les contreforts du Massif central, les clients occitans et franciliens comblent le manque de touristes étrangers. En juillet, la présence a ainsi augmenté de 17 % en Aveyron par rapport à l'an passé. « Les résidences secondaires sont mieux remplies car les gens sont entre eux, n'ont pas besoin de porter un masque. Ce point positif est observé dans toute la région », affirme-t-il.
« Montpellier s’en sort un peu mieux que Toulouse »
Du côté des métropoles, « Montpellier s’en sort un peu mieux que Toulouse, qui dépend du tourisme d’affaires, à l'arrêt depuis cinq mois », observe-t-il. Sur le littoral, « où les très gros hébergements n’ont pas ouvert dans leur capacité maximum, le mois d’août semble meilleur que le mois de juillet », poursuit-il. Enfin, à Lourdes, destination très dépendante du trafic aérien qui draine les touristes étrangers, dont des malades, la situation est « catastrophique »: 90 % des professionnels jugent l'activité en baisse par rapport juillet 2019.
De quoi craindre pour les emplois ? « La casse, elle sera principalement en ville, dans l'hôtellerie. Pour leurs collègues restaurateurs, ce n'est pas une mauvaise saison », estime Jean Pinard. Selon lui, la période septembre-octobre s'annonce plutôt bonne dans les zones rurales et les Pyrénées. « Le niveau de réservations, assure-t-il, y est a priori supérieur par rapport à l'an passé, notamment grâce aux personnes âgées qui préfèrent éviter la foule pendant les grandes vacances. »










