Le tourisme gardois en quête d'une meilleure notoriété
Promouvoir, innover, mutualiser, s’adapter et structurer. Tels sont les cinq objectifs du nouveau schéma touristique gardois 2018-2021. Fruit d’un travail d’enquête, réalisé auprès de plusieurs centaines de professionnels du tourisme, la 1e édition des Assises du tourisme, des loisirs et de l’attractivité du Gard présente, le 10/11 au Pont du Gard, les contours du prochain schéma départemental. Le budget pour ce nouveau schéma sera voté le 30/11 à l’occasion du débat d’orientation budgétaire. Actuellement, le Département investit un peu moins de 20 M€/an pour le tourisme. « Il faut organiser la promotion du territoire autour d’une stratégie marketing partagée, pour faire du Gard une destination unique aux multiples voyages », explique Denis Bouad, président du Département du Gard. Le Gard souffre d’une carence de notoriété globale. » Un constat résumé au niveau de l'ex-LR par Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète - Sud de France : « Dans notre territoire, nous avons le savoir-faire, mais en matière de faire savoir, on n'est pas forts là-dessus. » Sur les volets innovation et mutualisation, le Département veut exploiter davantage les outils numériques pour se différencier et partager compétences touristiques et moyens financiers. Autre axe de ce nouveau schéma : proposer une offre touristique adaptable toute l’année via la mise en place de circuits touristiques thématiques (romanité, camisards, oenotourisme, tourisme vert…). Enfin, pour structurer la filière, Denis Bouad annonce la mise en place prochainement d’une nouvelle gouvernance, rénovée et partagée, où le Département jouerait le rôle de référent territorial et interface privilégiée entre la Région et les collectivités.
Le tourisme dans le Gard en quelques chiffres :
- 4,3 m de visiteurs / an
- 53.000 touristes/jour en moyenne
- 970 M€ de CA annuel
- 16 000 emplois
- 220 hôtels pour 10.700 lits
- 44 sites touristiques
- 3 sites inscrits au patrimoine de l’Unesco (Les Causses et Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen ; le Pont du Gard et l’Abbatiale de Saint-Gilles). Un 4e peut-être en juillet prochain (Nîmes)










